pour passer l'hiver
L’automne est arrivé, les feuilles sur un sol détrempé sont tombés. Les cigognes, les hirondelles se sont fait la belle vers les pays oubliés. Une, deux, trois, je me suis promenée dans les bois. J’ai mis dans mon panier, des feuilles rouges et des jaunes ma foi. Je suis rentrée, j’ai jeté mon butin dans une grande marmite. J’ai mélangé, mélangé et l’orange s’est amenée, quelle faillite... Alors voyant cela, j’ai couru dans le pré encore vert, Cueilli des mûres, des champignons, des pommes et des vers. J’en ai pris assez pour une soupe qui me tiendrait chaud le soir où dans ma longue solitude, je broierai tout mon désespoir. Que nenni, ma fille, la soupe a viré ; tu es nulle...
J’étais une pauvre sorcière tapie dans ma bulle. Ma baguette s’étant brisée, le sort en a décidé autrement, je ne désirais plus rien, me voilà avec un homme charmant. Si ce n’est ses rides mais qu’est ce que cela peut faire ? Je ne demande à la vie que peu de chose qu’elle ne puisse taire. Un lit, une couverture, une cheminée et des bras qui m’enlacent. L’hiver peut arriver, nous sommes prêts à vaincre les glaces.