Un matin de novembre

Publié le par Aimela

un chapeau de paille et des lunettes de soleil sur la table

 

 

Un matin de novembre


 

Un chapeau de paille, des lunettes de soleil oubliés sur la table,un matin de novembre. Un matin où le soleil brillait par son absence.


 

Que faisaient là ces deux objets ? Qui avait bien pu les laisser là et pourquoi ? N'étant pas pas Agatha Christie, la grande écrivaine de policiers, je sèche lamentablement. Contrairement à elle, je ne fais jamais attention aux détails et indices. Sur la table outre les deux objets sont posés des verres, un thermos, du sucre et quelques objets qui n'ont rien à voir avec l'intrigue puisque c'est notre petit groupe qui boit son café tout en écrivant.


 

J'ai bu mon café, j'ai lu aux copains ce que j'avais écrit et de nouveau me voilà replongée dans le mystère. Il n'y a rien dans le chapeau qui pourrait le différencier d'un autre sinon quelques brins qui se sont usés. Laissons le chapeau puisqu'il ne me dit rien et venons aux lunettes noires. Qui peut se cacher derrière ? Est-ce pour se protéger du soleil ? Impossible, on est au mois de novembre et le soleil se cache derrière le brouillard. J'avance, un pas après l'autre vers la solution finale, à ce train là j'y serai encore ce soir, à me pencher sur cette vulgaire paire de lunettes qui refuse comme le chapeau à me parler. C'est un comble pour moi qui mets en scène des personnages, des animaux ainsi que des objets, les lunettes et le chapeau restent irrémédiablement muets.


 

J'en ai raz la casquette, qui n'est pas de paille, de tout cela alors, je prends le chapeau et le mets sur ma tête, j'enfile les lunettes et je sors incognito du centre. Maintenant que je goûte à la célébrité, que je signe des autographes à tout va avec les paparazzis aux trousses, cela fait du bien d'être enfin cachée grâce au chapeau et aux lunettes et tant pis pour le véritable propriétaire, il n'avait qu'à ne pas les oublier .


 

Publié dans Mes-textes-proses

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Q
J'aime beaucoup.
Comme quoi il suffit parfois de pas grand chose pour se poser des questions et en faire une jolie page.
bravo !
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A
Chez moi, il suffit de rien pour me poser de questions ( rires) Merci Quichottine et bises
C
Avoir plusieurs cordes à son arc tout en changeant de casquette est un art qui n'est pas donné à tout le monde . N'est ce pas fatiguant de jouer à être quelqu'un d'autre ?
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A
c'est quelque fois fatiguant d'être soi même alors je n'imagine même pas être quelqu'un d'autre en plus ( rires) Merci Chinou et bises
J
Bien vue l'intrigue et la chute , c'est vrai qu'en novembre ce chapeau et ces lunettes intriguent .
Bonne soirée
Bisous
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A
Je crois que si le temps continue à être doux comme en ce moment, on pourra mettre un chapeau et des lunettes de soleil sans se poser de questions mais c'était l'année dernière et il faisait un temps de novembre . Merci jazzy et bises
R
excellente ta chute de l'histoire! Bisous
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A
Merci Renée c'est gentil :)
M
C'est vrai qu'il en faut peu pour se transformer et s'en aller. Amusant jeu d'écriture en groupe !
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A
J'aime mon petit atelier d'écriture de mon quartier, il y a tant d'imaginations différentes que cela enrichit énormément . Merci Mony et bises
N
On m'a prise pour quelqu'un d'autre, un jour, et j'ai signé un autographe.
La minette était contente. Pour qui me prenait-elle ?
Je n'en ai pas la moindre idée.
Elle était comblée. C'est l'essentiel.
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A
c'est super chouette et qu'importe si on t'a prise pour quelqu'un d'autre ou non, l'important c'est que la personne était contente . Merci Nina et bises