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La vie en ville aux temps anciens

Publié le par Aimela

Titre provisoire car j'essaie d'écrire une nouvelle pour l'atelier d'écriture de mon quartier... Et ceci n'est que le début... 


Rue du Vaugueux - Caen 1900Sur la table, devant moi, une photo de Caen, fin dix-neuvième siècle, je m'attache à en faire une description en attendant l'inspiration d'une histoire...

 

Une carriole de marchandises tirée par des chevaux est garée tout près sur la droite à côté d'un magasin qui a laissé de lourdes caisses en bois sur le trottoir. Sur le mur de ce magasin une lampe à gaz est éteinte. Au fond de la rue une voiture transporte des bourgeois, les petites gens vont à pied. Quelques femmes aux robes longues et poussiéreuses reviennent du marché, les paniers remplis. Sous les yeux d'un homme assis au pied de sa porte, deux petits garçons traversent la rue sans peur de se faire renverser.

 

En ce temps là, il n'y avait pas de télé,lorsque le travail était terminé, les hommes se reposaient en regardant les passants d'un jour ou de toujours.    On ne courrait pas, la vie certes était très difficile mais personne ne se pressait. Les enfants n'avaient pas de consoles ou le dernier robot à la mode. Ils jouaient dehors avec ce qu'ils trouvaient et quelque fois se faisaient des épées d'un morceau de bois pour imiter les seigneurs des livres d'histoire.

 

Si les garçons riches pouvaient aller à l'école très longtemps, ce n'était pas le cas pour les pauvres, à dix ans, ils allaient aider le père dans les mines, les carrières ou autres métiers. On ne pouvait pas en dire autant pour les filles, elles ne jouaient pas. Après l'école lorsqu'elles pouvaient y aller, c'était la mère qu'elles aidaient, on leur apprenait très vite à tenir une maison ainsi qu'à élever leurs frères ou soeurs très nombreux à cette époque...

 


 

A suivre...

 

 

 

Janvier 2010


Publié dans Mes-textes-proses

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Lettre à la maîtresse

Publié le par Aimela

La Communauté

 "Ruche de beaux mots "

lance son Défi n° 20

  Thème : " SOUVENIRS D'ENFANCE "
Martine-photos-4dPhoto prise  au temps heureux des gentilles maîtresses
Lettre à la maîtresse

Madame

si je vous appelle Madame c’est parce que vous devez être mariée et vieillissante à ce jour mais souvenez-vous, à l’origine, vous étiez une jeune femme et moi une enfant de huit ans, heureuse d’aller à l’école, de retrouver ses amies, il n’y avait pas de garçon à l’époque et c’était des religieuses qui gouvernaient non l’avion mais notre petit monde.

Tout allait pour le mieux mais voilà, vous êtes arrivée et tout est devenu carnage dans ma vie. C’est vrai que j’écrivais mal et que j’étais dissipée mais était-ce une raison de m’infliger ces tortures au point que mes nuits étaient des cauchemars ?

Vous passiez vos journées à me casser de toutes les façons abjects que vous trouviez, vous m’avez brisé comme du cristal... Je me souviens très bien de vos coups sur mes mains, de vos tirages d’oreilles et de cheveux, mes heures au coin de la salle et s’il n’y avait eu que ça Madame, ce n’était rien mais le reste, vos mots méchants à longueur de journée et seulement pour moi. Aux autres vous leur racontiez de belles histoires. Les autres qui me traitaient de tous les noms à la récré savent-ils que plus de quarante ans après, je pleure encore ? Non Madame, vous ne savez pas .

Mes parents, voyant mon malaise vous ont rendu visite mais, je ne sais pas par quel miracle, vous avez aussi séduit la directrice qui devait passer son temps à se recuieillir pour ne pas voir que vous étiez le diable personnalisé. C’est vrai qu ’elle était agée et qu’elle avait laissé un petit relachement mais quand même, elle aurait du croire mes parents, ce n’était pas des faiseurs d’histoire, ne prenant jamais notre défense lorsqu’on était puni.

Aujourd’hui Madame, ce n’est plus une petite enfant de huit qui vous écrit mais une femme qui a vécu tant de déboires et cela sans boire une goutte d’alcool. Je peux ainsi vous dire que vous faites honte à votre métier qui était de nous enseigner et non nous torturer. A cause de vous ma scolarité n’a pas eu le vol du concorde mais de vieux coucous, montant ou descendant au gré des maîtresses d’école.

Si j’avais un jour, l’occasion de vous revoir, je ne vous pendrai pas par les pieds, pour faire circuler le sang, cela n’est pas assez , non moi, je vous tuerai car je vous hais au plus profond de mon coeur.

Voilà, je ne vous envoie pas cette lettre, je me dépêche de la déposer sur mon blog pour leur montrer qu’il y a de très bons maîtres d’école mais aussi des ordures, je ne retirerai pas le dernier mot.


photo de classe( 1961)Mon CP avec des maîtresses dignes de ce nom ( J'étais heureuse à l'époque  et j'apprenais bien)


Publié dans Mes-textes-proses

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Des adieux

Publié le par Aimela

ordinateur malade

Il y a des adieux qui se font sur le quai d'une gare où à la porte d'embarquement, moi, elle m'a laissée sur le comptoir d'un magasin comme une vielle chaussette quoique celle ci, on la jette à la poubelle.

 

Je ne comprenais pas, je lui avais rendu tant de services pourtant ces derniers temps, j'avais de la fièvre, je toussais, je crachais et n'avançais plus, j'avais la grippe. Oh ! pas la H1N1, enfin, je ne le pense pas, de toute façon je n'aurais pas eu Roselyne Pour m'inoculer le vaccin , il n'y en pas. Je voyais bien que ma maîtresse était fâchée, voir même en colère lorsque d'un coup, je l'ai lâchée. Elle m'a amenée dans ce magasin où un gentil et beau monsieur m'a décortiqué, c'était amusant, il me chatouillait et cela m'a fait rire. Cela n'a pas du lui plaire car il a dit à ma patronne que j'étais fatiguée, à bout de souffle, qu'il fallait me changer. J'ai vu à ce moment là qu'elle regardait d'un oeil admiratif toutes mes collègues sur les présentoirs et qu'elle posait mille questions au réparateur mais j'étais tellement sous le charme que je n'ai pas tout compris.

 

Ce soir là, elle m'a ramenée à la maison , j'étais heureuse. J'aurais pu l'être longtemps seulement je me suis retrouvée sur le comptoir et le gentil monsieur m'a déposé sur le sol, en compagnie de mes congénères, toutes aussi muettes que moi car nous étions désespérées.. J'ai passé quelques jours ainsi et de nouveau, un monsieur m'a prise, déshabillée , Ah ! Ses jolies mains toutes douces qui me caressaient, l'espoir revenait petit à petit, je redevenais vivante. Il m'a fait une très jolie chirurgie esthétique intérieure et de nouveau, je me suis retrouvée à attendre … mais qui?

 

Je suis enfin à la maison, mon amie est venue me rechercher un soir tout heureuse de me retrouver et me voilà vous écrivant sous ses doigts mon histoire.

 

Décembre 2009

C PUB1

 

 

 

 

 



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