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Boum boum...couac !

Publié le par Aimela

La Communauté " Ruche de beaux mots "
lance son Défi n° 32

 notes-de-musique-thumb2132130

Thème : " SYMPHONIE AMOUREUSE "



Cajon ( devant)  

 

 

Boum, boum , Couac

 

Une symphonie amoureuse a dit le monsieur, je veux bien l'écrire, seulement je ne suis pas du tout musique, le seul instrument où je me suis essayée c'est sur un cajon et il y a longtemps alors...  A part quelques boums, boums, je ne me rappelle plus de la suite.

 

Vous allez sûrement me dire d'écrire la musique mais je ne connais qu'une note et c'est le la. Je faisais partie de la chorale de l'église et le curé me demandait de donner la note car je chantais juste.   C'était il y a un siècle, J'ignorais à l'époque tout de l'amour.

 

Je me vois mal composer toute une symphonie qu'avec des la, quoique …

 

En amour, ce ne fut que des do et rien d'autre. Waterlerloo , morne plaine ou la Bérézina peut-être que ce sont les seules musiques qu'a joué Napoléon à l'époque en pensant à Joséphine.

 

Moi c'est un requiem de do et de la que je formerai sur mon instrument avec en final un couac magistral qui me plongera dans l' enfer des souffrances.

 

9 cajon

Publié dans Mes-textes-proses

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Vertaphobie*

Publié le par Aimela

rat

Une souris verte qui courrait dans l'herbe...

Vous m'auriez chanté cela il y a un an ou deux, j’aurais hurlé : Stop ! Au secours ! Tant j'avais la phobie non pas des souris, quoique,  mais du vert. Imaginer cette couleur était un calvaire. Pour une normande c'était un comble.

La vertaphobie* est arrivée d'un coup sans savoir pourquoi. Un jour, je me suis mise à détester cette couleur à tel point que je ne pouvais ni toucher, ni manger de légumes. Je prenais une pince pour pêcher mon courrier céladon dans ma boîte aux lettres. Je ne vous explique pas l'angoisse lorsque j'entrais dans les toilettes amande de mes amis. J'étais terrorisée lorsque je devais acheter une bouteille de vin dans un magasin. Le sort était contre moi, cette teinte était partout et je me débattais dans tous ces tons verts qui me cherchaient et me trouvaient alors que je me désirais tranquille dans le bleu du ciel, le rouge du coquelicot, le jaune du bouton d'or, le marron des troncs d’arbres.... Lorsque je m’adonnais à la peinture, une seule goutte verte tombée malencontreusement sur mes mains et je m'enfuyais me les laver immédiatement. Pour ce qui était des mélanges de couleurs, je faisais en sorte de ne jamais mêler le bleu avec le jaune. Quelle galère ! Voir plus, un véritable enfer ! Je ne pouvais plus continuer à vivre ainsi...

Un jour, j'ai compris d'où venait cette phobie. Un soir que je regardais la télé j'ai vu un geant, tout vert... Il est sorti du petit écran et m'a fait une déclaration d'amour. Dieu qu'il était moche, je l'ai renvoyé mais toutes les nuits il me hantait. Il m'a fallu pas cent mais quatre- vingt dix neufs séances chez la psy et je me suis prise par la main qui n'est pas verte ; mes plantes crevaient, elles le font encore aujourd'hui. Je me suis mise tout doucement à aller vers les tons moins difficiles à appréhender et surtout vers ceux qui me seraient les moins dérangeants. Les verts à consonances bleues pour commencer puis... petit à petit, je me suis approchée des verts foncés acceptant de déboucher les bouteilles offertes ou de toucher le houx déposé près du sapin de Noël au centre socioculturel. J'ai aussi accepté les tableaux offerts par mes amis qui sont exposés sur mes murs.

Je parviens aujourd'hui à utiliser ces verts sombres pour mes propres oeuvres mais sachez que je fuis toujours lorsque je vois les feux tricolores virer au vert et qu’il m'a fallu quelques heures de relaxation avant d’oser entrer dans un magasin dont les murs, les chariots, les paniers et les vendeuses sont affublés d'un horrible vert... fluo. Je demande à notre charmante aubergiste qui a toujours du cœur de ne point m'envoyer de photo de ce fluo, j'en ai ma dose pour aujourd'hui et... demain .

geant-vert-champ

 vertaphobie *Mot n'existant que dans ma tête, le vrai nom est chlorophobie


Publié dans Mes-textes-proses

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Soleil, je t'aime ( Catherine)

Publié le par Aimela

soleil-couchant

 

 

 

Soleil, je t'aime

 

 

Hier, nous étions sur la plage, sur le sable, toi et moi.


C'était toi, c'était moi, c'était hier.


Aujourd'hui, c'est comme si c'était hier.


Nous revenons à notre amour, chaque jour, l'été indien.


L'été indien. Fidèle à toi, je largue les amarres.


Comme un bateau ivre, je te laisse diriger la voile.


Souvent, je me bats contre les moulins à vent.


Je n'oublierai jamais tous ces étés passés avec toi, à la mer.


Le soleil brûlant ta peau dorée et moi, me faisant bronzer.


Comment ne pas oublier ce petit restaurant où nous avons déjeuné, près des immenses plages de la Manche et où pour la première fois, j'ai mangé du calamar ?


Nous avons ri, tu m'as embrassé, baisers de velours puis nous nous sommes baignés, je n'avais pas peur des vagues.


Je respirais l'iode, tu sentais le sel .


Mais parfois, il m'arrive de pleurer d'amères larmes parce que je veux te préserver et je n'ai pas toujours l'impression d'y arriver.


Je suis comme un oiseau, j'aimerai voler de mes propres ailes mais c'est moi qui te brise les ailes et t'empêche de voler.


Que les nuages se dissipent autour de nous !


Il faut que nous nous battions.


Peut-être, aurons-nous l'occasion de nous retrouver au bord d'un étang, tapis dans les roseaux, avec ce soleil couchant.

 

Catherine

 

Album-blog-2 1674

                                                        Catherine lisant un poème  de Victor Hugo

 

 Catherine  faisait partie de mon petit atelier et comme dans son  texte, elle a larguée les amarres, son coeur   trop  plein   d'amour s'est brisé  d'un coup  nous laissant, nous ses amis dans le désaroi le plus total. 


Tu aimais l'écriture, le théâtre, tu devais  lire ton " Fernand" dont tu étais très fière ainsi que  jouer quelques sketchs  avec moi  hier. Le destin en a décidé autrement   Tu vas nous manquer  petit oiseau  mais peut-être que tu es plus heureuse là où tu es maintenant . Un jour peut-être ... Nous nous retrouverons 

 

 

 

 





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