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Nature animée

Publié le par Aimela

Il y a quinze jours, je suis allée aux beaux-arts ( je le fais une fois par mois) On avait comme sujet les natures mortes. Personnellement, je n'aime pas  de plus, il fallait croquer  au crayon quelques   fruits ou légumes. Si tout le monde s'est prêté au jeu, moi non ( ben oui, je suis désobéissante) . Au retour dans  l'atelier, nous avions  à monter une petite "scène" avec justement  des fruits , des  tissus .  Je suis une rebelle mais j'avais envie de couleurs et surtout m'amuser alors voici  ce que j'ai fait : un petit pastel et j'ai écrit sur place un petit poème . Tout le monde a ri

 

PICT0062

 

Nature animée



Les cheveux en pétard, sur la table posé,

Monsieur l'ananas surveille ses enfants

Tout beaux, tout jaunes, les citrons.

Flanquée de deux ailes marrons

La pomme la vilaine importune atterrit

Elle regarde cet étrange assemblage

Pendant ce temps, à l'affut, sur le bord

Le couteau serpent dodeline de la tête

Il s'approche dangereusement du quatuor

Qui va t-il manger en premier ?

Pas moi dis l'ananas, ma peau est trop dure.

Pas moi disent les citrons, vous sommes acides.

Pas moi dis pomme, je vais m'envoler.

Zut ! répond le serpent, encore une journée à jeun

Puisque c'est ainsi, je reviendrai demain.





Publié dans Mes- Poèmes-et-slams

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Misère erre

Publié le par Aimela

 

Comme la chanson bout de ficelles, selle de chevaux, chevaux de courses, j'ai voulu moi aussi essayer  sans savoir que c'était un anadiplose

 

Bouts de misères, erre

 

 

Pour ne plus me sentir mal, mal à l'aise, aisément, mentirai-je ? J 'écris

Crie plus fort, encore, toujours, plus loin, plus lontemps tes maux.

Maux noirs, devenus mots bleus, roses, jaunes, rouges, bouge

Bouge toi vers d'autres lieux, d'autres univers et n'oublie pas, ris

Ris devant l'absurdité de la vie, ris devant tes misères, fais ton numéro

Numéro de clown, de magicien, d'équilibriste sur un fil invisible pour moi

Moi qui ne supporte plus les larmes, je prends les armes et refuse la foi

Fois ? Il était une fois, en la bonne ville de foix plus rien que des courants

Rends par le bien , le mal que l'on te fait , Faits d'hier, faits divers, versatiles

Iles perdues, au loin sur l'océan, en veux tu, en voilà, là bas c'est inutile.

Il est vain d'espérer, une lueur venue du paradis, tout est perdu, moi aussi

Si un jour la vie m'apportait une allumette qui ne soit pas noircie

Cierge j'allumerais, une prière réciterais pour reprendre un peu espoir.

 

  Paul Gauguin : La récolte du raisin à Arles (Misères humaines). 1888

Publié dans Mes- Poèmes-et-slams

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Il...Elle pour mille et une

Publié le par Aimela

une amie m'a envoyé le lien d'un  tout nouveau blog, je suis passé voir, je suis si séduite  que je vous invite  à  le découvrir vous aussi  

 

 

Mille et une :  http://miletune.over-blog.com/

 

vocation du site

Mille-et-une, comme mille et une histoires,  est un site dédié à l'écriture conviviale

 Chaque mois une image est proposée à votre imaginaire.

 

Pour participer, il suffit de poster un texte (forme libre) via le formulaire "contact" qui figure dans la colonne de droite ci contre


(Bien entendu sont proscrits les propos portant atteinte à la dignité humaine, ceci incluant la pornographie.)

 

Voilà ce que j'ai écrit  pour ce nouveau blog

 

Le compartiment( Hopper)


    Le compartiment ( Hopper)  vu ici :     lewebpedagogique.com

 


 

  Il ... elle

Qui pourrait  soupçonner que vêtu d' une robe marine, d'un chapeau  noir bien enfoncé sur une perruque blonde, je suis un homme recherché pour meurtre ? Personne.
Je ne voulais pas la tuer seulement, elle me cassait les pieds, pieds qui pour ma chance entrent dans  des chaussures  du trente neuf.  J'ai  mis  des talons plats je peux courir  au cas où...
Étant folle amoureuse de moi, elle m'a laissé entré m'a servi un verre  le temps quelle finisse de se préparer. Elle voulait sortir, moi non , je lui ai dit, elle a passé outre  alors  je suis entré, derrière elle  dans la salle de bains, je l'ai étranglé … Vite fait bien fait.
Je suis entré chez moi, j'ai emprunté les vêtements, la perruque, le maquillage, le sac avec les papiers  de ma sœur jumelle. On se ressemble  tant tous les deux habillés pareil. Je rejoue mon enfance  mais sans elle cette fois.
J'ai pris ma voiture, me suis rendu à la gare, pris mes billets et me voilà  assis  sur la banquette . J'ai sorti un livre et fais semblant de m'y intéresser, mes pensées  sont sur mes genoux  noueux. Moches, ils  pourraient peut-être me vendre. Pourquoi n'ai je pas  mis  des collants ?

 

Publié dans Mes-textes-proses

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