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Je me souviens

Publié le par Aimela

marionnettes 

 

 

 

Je me souviens de la naissance de mes enfants, c'est si loin maintenant


Je me souviens de la chanson de Jacques Brel: "Ne me quitte pas" c'était dans un bar en face d'un palais de justice.


Je me souviens de la joie que j'ai ressenti, lorsque je suis arrivée en ville


Je me souviens de mon grand père mais c'était ailleurs dans un autre temps.


 Je me souviens du temps qui courre et qui me change.


Je me souviens des rêves de peintures impossibles. 


Je me souviens de Nola qui est partie pour un monde peut-être meilleur. Qui sait ?


Je me souviens du trac que j'ai eu pour le spectacle de marionnettes.


Je me souviens du plaisir à réaliser ma première sculpture. C'était aussi ma dernière


Je me souviens des pleurs les soirs de solitude. Est ce  un souvenir ?


Je me souviens du mal de chien que j'ai pour écrire. Le pire c'est que je recommence. C'est du masochisme. 


Je me souviens m'être inscrite sur un atelier d'écriture. Des amis sont arrivés


Je me souviens qu'on a qu'une vie et qu'il faut en profiter.


Je me souviens de mes malheurs et encore plus de mes bonheurs.


Je me souviens que je n'aime pas le vert  et adore le rouge


Je me souviens qu'il est temps de me coucher


Je me souviens ... Je me souviens... Oui mais de quoi au juste ?   Ma  tête est pleine de trous. 

 année 2004

Publié dans Mes-textes-proses

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Joyeux Noël

Publié le par Aimela

 En ces temps difficiles un  peu de féerie  s'impose  voici une petite vidéo  qui vous  fera peut-être rêver.

 

 


  Joyeux Noël à tous et toutes .

Publié dans divers-et-contre-tout

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Le miracle de Marie.

Publié le par Aimela

 

 miracle

 Le maire de Saint-Bonnet,   petit bourg de France... comme il y en a tant  avait prêté  la salle de la mairie pour  réunir ces concitoyens,  quelques jours avant les festivités de  Noël. Toute la population  avait fait le déplacement, des grands parents aux bébés  et une estrade avait été fabriquée   pour recevoir un conteur .

 

 Un conteur? Non, seulement le docteur Bonfisse qui venait de prendre sa retraite ô  combien méritée , après tant d'années consacrées à ses malades. Tout le monde semblait heureux  et lui réclamait  une de ces histoires dont il avait le secret et c'est ainsi  que la  mère Denis lui demanda de raconter une histoire de Noël .

 

Le docteur Bonfisse cherchait dans sa mémoire, répétant à mi voix: “ Un souvenir de Noël?... Un souvenir de Noël?... Et tout à coup, il s'écria

 

-Mais si, j'en ai un et un bien étrange encore; c'est une histoire fantastique. J'ai vu un miracle! Oui, mes dames, un miracle, la nuit de Noël.

 

 A peine avait-il prononcé ces mots qu'un rire éclata dans la salle. Ce n'était pas un rire joyeux d'une personne ravie, non. Ce rire était d'une longueur bizarre qui  faisait froid dans le dos. Marie riait, riait et emmenait peu à peu tous les participants à en faire de même, une fois le moment de stupeur passé. Le docteur resta de marbre devant cette hilarité ambiante. Tout comme il était apparu, ce rire s'estompa et Marie s'exclama.

 

-Un miracle, le docteur a vu un miracle, quel clown celui là . Les miracles n'existent que dans les contes. Arrêtez de boire Docteur cela vous fait délirer.

 

- Mais, j'en ai vu un , je vous assure ! se défendit-il

 

-Mon cul, oui! Dites moi où il est ce miracle . Dans la vie y' en a pas ! Dans cette vie-là, y'a des enfants qui subissent  le  froid,  la peur,  la faim, éternels victimes de guerres imbéciles. Y'a des personnes âgées qui meurent dans l'indifférence la plus totale, des malades qui souffrent et qui attendent la mort avec bénédiction.  des disparus , des morts vivants mais il n'y a aucun miracle.  Alors fermez là ! Si vous voulez raconter une histoire, ne parlez pas de ce que vous avez vu le soir de Noël ou sinon moi je vais vous en racontez une et, croyez moi vous vous n'en sortirez pas indemne.>>

 

Le docteur  Bonfisse en restait coi, assis sur sa chaise sous les regards ahuris des  villageois qui ne savaient plus  quoi faire.  Personne n'avait  jamais vu Marie  dans une telle colère. Elle qui  souriait d'habitude et dispensait son soutien à tout le monde, restait au milieu de la pièce,  le visage d'une blancheur irréelle et son regard , si doux d'habitude avait revêtu une lueur étrange... aux portes de la folie. Elle se tenait droite,  en fixant  le docteur qui rougissait d'autant, perdant peu à peu contenance et  se  retrouvant au bord de la syncope. Jamais, au grand jamais, personne ne l'avait vu dans  un tel état. Il essaya bien de prononcer un mot mais Marie le fit taire  une bonne fois pour toute. 

 

-Docteur, vous êtes plus doué pour dispenser vos soins  et encore... Pas toujours . Combien de victimes  avez  vous faites avec vos potions   que tout le monde achète à prix d'or, dans l'espoir de guérir ? Allez, Dites-le  moi, combien? Vous ne savez plus quoi  répondre  hein ?

 

Devant l'énormité de ces propos, les gens  partirent très vite,  abandonnant le docteur aux prises avec Marie mais  celle-ci  avait fini et le médecin  gisait à genoux . Il n'y eut plus de soirées organisées  au village pour que le bon docteur  y raconte ses miracles. A la place le maire proposa des soirées-cabaret  et tout le monde en fut heureux. En tout cas, on ne sut jamais ( ou on ne voulut pas le savoir) le fin mot de cette histoire et quel lourd passif pouvait bien opposer Marie et celui qui resta malgré cet incident le bon et brave docteur de Saint-Bonnet . Et Marie, me demanderez vous? Qu'est-elle devenue ? La jeune femme  a quitté son village quelques semaines plus tard pour la grande ville, je pense, mais personne ne peut vous le confirmer , on ne l'a jamais revue. 

Publié dans Mes-textes-proses

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