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La paranoïa de Lilie

Publié le par Aimela

paranoia 

 

Lilie se fait des films du matin au soir, sans savoir ni pour qui ni pourquoi. Le moindre geste de travers, un regard plus ou moins sympathique  et même les mots la retournent. Il suffit d'une parole un peu bancale et la voilà repartie dans ses délires paranoïaques. Avant, elle s'en moquait, la vie tournait rond ... pour elle.

 

Elle ne se rappelle plus quand cela a commencé ni le pourquoi... Qu'importe c'est là et c'est fatigant de voir son imagination partir je ne sais où... dans  le tréfonds des angoisses. 

 

Elle veut vivre, rire, chanter avec ses amis  mais voilà depuis quelques temps, ils s'en vont loin d'elle, lassés de ses turpitudes et de ses soupçons infondés. Cela pourrait peut-être lui remettre la tête à l'endroit mais non, c'est pire encore.. Elle sent la fourberie et la trahison  partout. 

 

En ce moment par exemple : Lilie voit sa meilleure amie comploter contre elle alors que celle ci lui a  démontré une belle générosité. C'est intolérable Lilie n'en peut plus et se cache dans son lit, là au moins plus de dangers, seulement Lilie n'aime pas rester seule et c'est avec une épine dans le cœur et les larmes aux yeux qu'elle sort. Elle doit affronter ses peurs, ses doutes, ses douleurs parce que Lilie est une fille fière, courageuse. Elle ne supporte pas qu'on s'apitoie sur elle...

 

Lilie consultera un psy  et travaillera sur elle, elle croit en sa guérison. Elle essaiera aussi de retrouver ses amis et fera des efforts sur elle même pour ne plus les tracasser avec ses maux car les autres, elle les écrit déjà sur dans petit carnet jaune comme le soleil qui tarde encore à la réchauffer de ses rayons... 

Publié dans Mes-textes-proses

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Une journée à la campagne

Publié le par Aimela

Texte réédité

drakaina ruine chateau

 

 

Nous avons, mes collègues et moi, préparé une journée à la campagne. Pour être plus clair, ce sont eux qui ont décidé, moi j'ai suivi car il y avait un château du douzième siècle à visiter.

 

Ce jour là, branle bas de combat, nous étions prêts à partir à six heures. Tous? Non, il manquait Bernard et Virginie arrivés une heure en retard et en râlant, comme d'habitude. Nous avons pris les voitures. J'avais la chance de ne pas avoir d'enfants à transporter, seulement le copain, la nourriture et le matériel de barbecue, largement suffisant à mon avis.

 

Je ne parlerai pas de la route. Christelle ne la connaissant pas, avait pris une carte routière et se fiant à son sens de l'orientation, nous a perdu je ne sais où. Je ne sais par quel miracle nous nous sommes tous retrouvés au fond d'un champ. Il n'y avait pas de table ni de sièges comme prévu. Les gamins, énervés par six heure de route, piaillaient la faim.Je ne parlerai pas non plus des mecs. Ils n'ont pas réussi à monter le barbecue neuf et nous avons mangé que les salades et les fruits . Malgré les bestioles aux alentours et le manque de viande, l'humeur était encore joyeuse . Nous allions voir le « paradis ».


Après notre maigre repas, nous avons tout remballé et avons passé encore deux heures à rouler pour finir sains et saufs,enfin, plus saufs que sains , fatigués et énervés à destination finale.


Moi( à Christelle) – C'est ça ton paradis? Une colline, avec des champs, des haies, une minuscule rivière sans poissons.

Chritelle – C'est beau, non?


Moi( ironique) – Ah oui! Et ton fabuleux château? Un tas de ruine, visité, seulement, dans tes rêves. Tu t'es bien moquée de moi.


Christelle – D'accord, je me suis trompée de château mais le reste est magnifique n'est-ce pas?


Moi – Si tu vois de la beauté, toi, tant mieux . Moi, je vois que désolation, un bled au fin fond de la brousse . Pour rien au monde je reste ici. Salut !


Christelle – Attends ce soir et profite du bon air.


Moi – Tu peux sentir la bouse de vache tant que tu veux et batifoler dedans. Moi, je repars illico presto.


Christelle – T'étais pourtant contente d'être venue ?


Moi – Tu veux rire, je déteste la campagne, seule la visite d'un château m'a décidé et sans lui , plus aucune raison de rester. Je dégage...


Je suis montée en voiture, laissant sur place tout le monde . Je suis revenue en ville avec le reste de la bouffe. J'allais pas tout perdre dans cette histoire.J'avais de la viande dans les bacs que j'ai grillé à la poêle. Tant pis pour le barbecue.


Je n'ai plus jamais revu les collègues depuis. Mon copain? Je l'ai viré le soir même et jeté ses affaire par la fenêtre. Il a eu de la chance , je l'ai pas tué.

2005



Publié dans Mes-textes-proses

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Camille Pissaro dans les ports

Publié le par Aimela

 

Pissaro dans les ports

J'ai déjà parlé de Pissaro dans un article, j'y reviens car  ce que j'ai vu  et entendu  au musée du Havre  n'est pas mentionné  dans ce billet

 

 Plus qu’aucun autre impressionniste, Pissarro s’est attaché au sujet du port industriel qui conjugue trois motifs d’intérêt : la vue urbaine, l’activité humaine et industrielle, et une atmosphère maritime par nature instable, offrant une gamme de variations atmosphériques infinies.


Lorsque l’artiste découvre la série des Cathédrales que Claude Monet a peintes à Rouen en 1892 et 1893, il est frappé par « l’unité » de ce travail, du type de celle qu’il recherchait depuis longtemps, conscient que « c’est dans son ensemble qu’il faut que ce soit vu ». Pissarro décide alors de se fixer à nouveau à Rouen pour y réaliser lui même un ensemble cohérent.

 

 

 Pissaro  souffrait des yeux et ne pouvant  plus peindre à l'extérieur, c'était à l'abri  de ses différentes  chambres d'hôtels  qu' il  peignait  les ports  et la vie  autour. 

 

 

 

 

 En  ce moment il y a une très belle exposition de lui au  musée Malraux du Havre dont voici la présentation.

 

 musée Malraux

présentation  du musée Malraux du Havre  

Le port industriel fait une entrée triomphale dans la peinture moderne en 1874 lors de la première exposition impressionniste, avec l'œuvre de Claude Monet peinte au Havre, Impression soleil levant. Mais c'est Camille Pissarro qui, peu après, donnera toute sa dimension à ce thème à travers une importante série réalisée pendant vingt années, de 1883 à 1903, dans les trois ports normands de Rouen, Dieppe et Le Havre.

 

 

 

A l'occasion de sept séjours successifs, Pissarro déclinera à l'envi, à Rouen comme à Dieppe ou au Havre, depuis le même point de vue, des paysages aux ambiances tantôt lumineuses, pluvieuses, brumeuses. L'exposition « Pissarro dans les ports » emmène à la découverte de cet univers en réunissant pour la première fois une trentaine de toiles de la série des ports, provenant pour la plupart de collections privées et publiques étrangères.

 

Port de Rouen ( pissaro)

Port de Rouen ( Pissarro)

 grue sur le port du Havre( Pissarro)

grue sur le port du Havre ( Pissarro)

Le port de Dieppe( Pissarro)

Le port de Dieppe ( Pissarro)

port de Dieppe( Pissaro)

port de Dieppe ?  ( Pissarro)

 

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