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il était une bergère

Publié le par Aimela

texte réédité


Il était une bergère


Dans sa chambre aux murs recouverts de papier rose, Hélène est heureuse, elle joue avec sa poupée. Elle l'habille,  lui donne à manger, la deshabille , la couche dans un petit lit et lui chante une berceuse. Il était une bergère  et ron et ron petit patapon, le reste, elle ne s'en souvient plus. La poupée endormie, Hélène se prépare à recevoir ses amies autour d'une dinette que sa maman lui a offert pour son anniversaire . Une belle journée se prépare, le ciel est bleu, le soleil brille. De sa fenêtre ouverte, Hélène se nourrit des parfums que lui offrent les roses du jardin.

 Il était une bergère et ron et ron, petit patapon, chante t-elle doucement. La seule chanson qu'elle connaisse car les autres, elle les a ... oubliées.
Bon il faut que je me dépêche se dit-elle, elles vont arriver et je ne suis pas habillée . C'est beau de s'occuper d'un bébé mais cela prend du temps; Le nourrir, le laver, lui chanter des berceuses. Il était une bergère et ron et ron petit patapon mais il est beau mon enfant, c'est le plus beau des bébés. Mes amies seront vertes de jalousie devant mon bonheur.

Hélène sort de sa salle de bain, elle s'est habillée de rose comme les murs de sa chambre, elle a mis un peigne dans ses cheveux, ses merveilleux cheveux ... noirs.  Noirs ?  Non , les cheveux d'Hélène sont blancs. Hélène se souvient et verse une larme. Une douleur la paralyse soudain. Hélène a mal oui, mal à son corps très vieux, elle a mal à son âme brûlée par tant de misères. Il était une bergère et ron et ron petit patapon. Hélène est repartie dans son monde  et ron et ron petit patapon, ce refrain dans sa tête.

Publié dans Mes-textes-proses

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En voiture...

Publié le par Aimela

 

 petit train

Aujourd’hui, les amis, c’est jour de fête, je vous emmène en voyage à bord du « petit train » visiter le rêve d’un ami. Cela s’arrose, je vous offre à boire un petit coup de cidre avant de partir. Normandie oblige... C’est lui qui rêve et c’est moi qui raconte, alors je peux dire ce que je veux sinon, gare aux sorts, la sorcière n’est pas facile.

 

Avez vous pris votre ticket ? Non Delphine, on ne prend pas de mouchoirs, on ne va pas pleurer. Il n’y a pas de mort dans le rêve d’un enfant de dix ans. As tu sorti toutes tes légendes Claudine ? La route est longue et les auteurs auront besoin de connaître un peu le ch’nord. Comment ça, tu les a filé à Jacques ? Et nous alors, on n’a pas le droit de rêver ? Bon ça va pour cette fois mais ne recommence plus. Martial et Jean Claude sont de très bon élèves, ils n’oublient jamais leurs textes sur L'Asie. Ils savent qu’il y a toujours des petits nouveaux qui aiment s’instruire. Roland ne cherche pas la sortie, oui je sais tu préférerais être à Marseille où le soleil brille toujours. Je te garantis qu’il y en aura et qu’il fera chaud. Philippe, je te charge de vérifier les titres de transport mais à la seule condition de ne pas prendre les voyageurs par la main et de leur expliquer comment cela fonctionne, ils le verront bien. Sylvie,  Geneviève et les copines ont mis leur plus belle robe. Les messieurs sont aussi très beaux dans leur costume orangé, il y a juste Bernard et Eric qui sont habillés de bleu. Ne cherchez pas de magasin de souvenirs, il n’y en pas, pas plus de » marchand de temps ». Une personne en a largement abusé lors du travail proposé, le mois dernier ou celui ci par le maître des lieux. Ne crie pas au « complot » Patrick , c’est toi qui l’as cherché, tu veux que je raconte ton rêve, eh ! bien tu l’auras, au risque de l’inventer car si je l’ai oublié, je me rappelle du défi.

 

Tchou tchou, on démarre...

 

 

Le petit train file dans la campagne verdoyante, la sorcière est mal, elle déteste le vert mais le petit garçon de dix ans que tu es s’en moque, il est subjugué par la petite rivière qui file doucement, bordé de saules pleureurs. Une petite fille, assise sur un caillou lui envoie un petit coucou de la main. Elle est bien jolie avec ses cheveux bruns et ses yeux bleus, il s’approche d’elle pour lui montrer ses trésors chapardés sur le chemin, Tilou le chien de la famille aboie joyeusement, la petite fille le caresse doucement. Bonjour lui dit-elle, tu es nouveau ici ? Je ne te connais pas. Je viens d’arriver dans cette contrée et cela m’a l’air sympa, tu t’appelles comment lui demanda-t-il. Angelique, Il a gardé le prénom dans son cœur. Le train va trop vite, la sorcière à mis du charbon et c’est au bord de la mer qu’il se retrouve, perdu, il est perdu et Angélique envolée, le petit garçon commence à pleurer lorsque soudain un petit coucou derrière son dos et une jeune fille en maillot de bain lui sourit. Angélique ! Elle l’a suivi dans le train ? Non, c’est le temps qui se contorsionne et l’a ramenée vers lui. Il aimerait lui demander sa main mais n’ose pas au cas où le train se sauverait ... La sorcière heureuse de la vue et pas si méchante au fond s’approche de lui, prend la main du garçon, celle de la fille, les unit...Le train repart, il visite la trentaine, la quarantaine... Ils sont heureux, les enfants grandissent, grandis... sent , gran... dis... sent... Le train stoppe, la sorcière s’est endormie, les plumés mécontents râlent mais on s’en moque, ils n’ont pas payé... Patrick s’est réveillé et le rêve a suivi une route étrangère de tous.

Publié dans Mes-textes-proses

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Persécution

Publié le par Aimela

poème réédité

 

 

 

 

La vie n'est faite que de canalisations,

De calculs remplis de soustractions.

Je n'y vois aucune addition.

Je ne rêve même pas de multiplications.

Ne faites pas attention à ma diction,

Ne prenez pas pas ce que je dis pour caution.

Tout ce que j'écris est invention.

Moi qui n'ai pas d'inspiration,

je me prends à écrire une fiction

où un débile crierait... action!

Ma vie se prête aux tensions.

Mes angoisses me donnent des palpitations.

Hésitations, affirmations, affirmations, hésitations

Importations,exportations, exportations, importations.

Je n'y vois qu'une mauvaise création.

Pourquoi vivre éternellement cette accumulation.

Vous qui faites partie de mes relations,

Dites moi, s'il vous plaît et sans restriction

 D'entrer dans une douce partition.

Je quitterai sans peine mes incantations.

Je ne lâcherai pas mes munitions

pour vivre ma vie avec passion.

Laissez moi mes tentations.

N'enlevez pas mes émotions.

Je ne me rendrai pas sans reddition.

Je préfère rester dans mes élucubrations.

Je ne vous offrirai pas ma capitulation.

 

Publié dans Mes- Poèmes-et-slams

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