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Ramdam au restaurant

Publié le par Aimela

 

tapinage

Quand elle ne tapinait pas Germaine aimait sortir avec son julot au gastos. Ce n'était pas souvent qu'il l'invitait, il fallait pour cela qu'elle lui amène un bon sac d'oseille chaque soir... et encore



Ce soir la c'était la teuf comme disent les d' jeuns, Léon avait trouvé une bonne table dans un trois étoiles huppé de chez huppé. Elle n'allait pas bouder son plaisir . Le repas se passait bien jusqu' au moment où le serveur vint prévenir mon mac qu'il y avait un coup de fil pour lui.

- C'est qui ?

- Qu'est-ce que j'en sais, p' t -être un baron qui veut me vendre des toquantes.

- Tu vas pas te tirer pour si peu quand même.

- Je reviens

Et le voilà parti. Deux plombes, j'ai attendu,heureusement que j'avais à becqueter. Lorsqu'il revint, il était accompagné d'un apollon et de sa régulière.

- Je dois te quitter bébé, mais promis on reprendra les festivités un autre jour.

- Un autre jour, un autre jour , tu ne te fous pas de ma tronche là ? Et c'est qui eux ?

- T'inquiète ce sont des clients.

- La rombière aussi ?

- C'est moi, que tu appelles comme ça ? Lança la blonde.

- J' te cause pas toi la nymphette alors mets là en veilleuse

- Nymphette, nymphette, est-ce que j'ai une tronche de nymphette ? aurait ait dit Arletty.

- Quelle cruche c'est gueule d'atmosphère qu'elle a dit

- Bon les filles , assez jacté , on a du … essaya l'apollon.

- Du quoi  beau brun ? T'es bien foutu, dis donc, je me ferai bien de toi mon quatre heures.

- Eh grosse verrue, c'est mon mec alors pas touche.

- Et si j'ai envie, tu feras quoi espèce de morue ?

- Oh les filles du calme essaya de s'imposer mon julot mais il reçut le marron destiné à la blondasse.

Une châtaigne à droite, un marron à gauche . Un crêpage de chignon d'un côté, des griffures de l'autre . Les condés sont arrivés avec leur panier à salade. Ils nous ont ramassées toutes deux .Ne voulant pas être dérangés dans leurs affaires, les mecs qui se tamponnaient des histoires de nanas avaient mis les bouts. C'est ainsi que l'on a atterrie au gnouf, les cafetières de travers.

 



Publié dans Mes-textes-proses

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Douleurs( haïku)

Publié le par Aimela

 

 

La terreur assaille,

Elle mange les entrailles.

Tombée à genoux


Entre blanc et noir

Difficile dualité

Amour impossible


Eternelles blessures

Aucun regrêts de la vie

Partir sans pleurer


Fatiguée, usée

Par mille pensées lugubres

Et pourtant rester


Déboires oubliés

Sérénité retrouvé

Aujourd’hui bonheur ?

Publié dans Mes- Poèmes-et-slams

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Sur le banc des cœurs brisés ( pour miletune)

Publié le par Aimela

 

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 photo de Ben Heine clic

 

Sur le banc des cœurs brisés

Sur le banc des cœurs brisés, les amoureux de Georges ne se bécotent plus. Lui dans une époque passée, un bouquet de fleurs à la main attend sa Valentine qui ne viendra jamais, ses parents le lui ont interdit et elle obéit. Pensez donc, à cette époque , il n'était pas question pour une jeune fille de bonne famille de s'encanailler avec des inconnus aux poches vides.



Aujourd'hui la nouvelle Valentine s'est aussi assise sur le banc. Elle rêve d'un prince charmant seulement cela fait longtemps qu'ils n'existent plus. Ils sont branchés sur les joujoux remplis de technologie et ne pensent même pas qu'un bouquet pourrait ravir un cœur endolori.



Dans les contes et demain sur le banc des cœurs brisés, lui, sorti d'hier et elle, d'aujourd'hui, désespérée se rencontreront si le destin veut bien les faire vivre dans le même temps . Il lui donnera son bouquet et elle dans un sourire, offrira son amour. Georges sera lui aussi et chantera «  les amoureux bancs publics «

 



Publié dans Mes-textes-proses

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