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Routine a la peau dure

Publié le par Aimela

Feuilleton réédité pour les vacances 

 

 

Il y a quelque temps, j'ai écrit une petite nouvelle , c'est sous forme d'épisodes que je vous  la présenterai , si cela vous  déplaît , n'hésitez pas à le dire, je cesserai  aussitôt et vous n'aurez pas la fin;  c'est un peu du chantage, j'en conviens  mais pour l'instant, j'ai  beaucoup de  choses qui me préoccupent  par ailleurs  je n'ai plus  de forces pour écrire quoi ce soit . j'espère que cela reviendra

 

routine

 

Routine a la peau dure




Madame Carret va, vient, vit dans son trois pièces et sa rue. Elle n’a jamais connu d’autres paysages que sa petite ville de province. Aujourd'hui, comme d'habitude, elle a passé tout son temps entre le ménage, les courses et la cuisine à préparer. Cuisine ? Façon de parler ... un plat de nouilles, une tranche de jambon et une pomme.
Madame Carret, fatiguée de ses travaux s'assoit au près de la fenêtre pour retrouver son souffle. Rien à l'horizon, tout est triste Madame carret s'endort, une gamine entre dans son rêve.

La gamine<< Bonjour madame Carret, que fais tu assise toute seule à cette fenêtre ?

Mme Carret – Tu ne vois pas que je me repose ? Depuis ce matin je travaille sans arrêt, ménage, courses, cuisine puis courses, cuisine , ménage.

La gamine – Bon ! J'ai compris, la routine, quoi. Tu n'as pas autre chose à faire que cela ?

MmeCarret – C'est toi peut-être qui feras ça à ma ma place ? Je suis seule, je suis bien obligée.

La gamine – Il n'y a pas que ça dans la vie. Où sont tes rêves ?

Mme Carret – Le rêves, c'est quoi ?

La gamine ( surprise) – Tu ne sais pas ce que c'est que des rêves ? Mais qu'est-ce que tu as foutu pendant quarante ans ?

Mme Carret – Euh ! Ménage, courses , cuisine...

La gamine – Et bla bla bla et bla blabla ... stop, tu nous la scies dure ta vie. Il n'y a pas que cela dans le monde.

Mme Carret - ( étonnée) Ah bon ! Il y a quoi alors ?

La gamine – La lecture, la peinture, la musique, les voyages, tu n'a jamais voulu voyager ?

MmeCarret – Pourquoi faire ? Je suis bien là.

La gamine – Ne me dis pas que tu es bien entre ces quatre murs et le coin de la rue où tu fais tes courses.

MmeCarret – J'ai toujours vu que ça, alors, ça me convient.

La gamine – Tu n'as pas de télé, pas de livres, la seule chose que tu possèdes est un vieux transistor qui grince lorsque tu l'allumes. D'où sors tu ?

MmeCarret – De ma mère.

La gamine – Ta mère était plus intéressante que toi, elle lisait, elle peignait. Pourquoi n'as tu pas fait pareil ?

MmeCarret – Tu n'y penses pas. C'était une femme de mauvaise vie.

La gamine – Où as tu été chercher de pareilles idioties ?

Mme Carret – C'est mon père qui me l'a dit . Il était intelligent ... mon père.

La gamine – Intelligent ? Non, instruit oui mais qu'en a t-il fait de son instruction ? Dis moi, te réduire à sa merci avec sa morale, sa rigidité. Ah ! Il a très bien réussi ton père. Tu es devenue un légume desséché, inutile.

Mme Carret – Moi desséchée, inutile ? Tu y vas fort là.

La gamine – Je veux te faire réagir sur ta vie de demeurée.

Mme Carret - Tu sais ce qu'elle te dit la demeurée ?

La gamine – Dis moi ce qu'elle me dit l'idiote.

Mme Carret – Vas te faire voir ailleurs.

La gamine – C'est tout ce que je te t'inspires ? Eh bien dis donc cela ne va pas loin , ta colère. Tu es pathétique ma pauvre fille.

Mme Carret (s'énervant')Je ne suis pas une pauvre fille, mon père m'a laissé de quoi vivre pendant des années.

La gamine ( ironique) Je suis d'accord, il t'a laissé de l'argent mais ce n'est pas cher payé pour le dévouement que tu lui as prodigué. Toujours à son service, quelques heures dehors , juste pour les courses. Le reste du temps , il te fallait courber l'échine. Aucun moyen de te trouver un gentil fiancé, te marier et d'avoir des enfants ... le lot de chaque femme dans ce bas monde.

Mme Carret (attristée) – Des enfants, j'aurais voulu en avoir, malheureusement cela ne s'est pas fait.

La gamine – La faute à qui ?

MmeCarret – Mon père était malade, je me devais de le soigner, j'étais sa fille, je ne pouvais pas le laisser tomber.

La gamine – Tu l'as bien fait pour ta mère alors pourquoi pas pour ton père ?

Mme Carret – Je te l'ai dit ma mère filait un mauvais coton avec sa peinture et tout le reste.

La gamine – Tu le penses toujours ?

MmeCarret – Oui, une femme se doit à son mari et à ses enfants, le reste , elle doit l'oublier.

La gamine – Et ne plus exister par elle même ?

MmeCarret - Lorsqu'on se marie c'est pour les autres non pour soi, on doit s'oublier.

La gamine( triste) – J'ai fait tout ce que j'ai pu pour te convaincre que tu n'avais pas d'existence. Je n'y suis pas arrivée ... hélas ! Je m'en vais, je ne vais plus jamais te déranger, bon ménage, salut.
 

Publié dans Mes-textes-proses

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Qui sait ?

Publié le par Aimela

Arènes d'Arles
Arènes d'Arles

Mon voyage à Toulon, il y a de ça quelques années, m'a apporté de merveilleux souvenirs mais un jour,c'est peut-être à Arles que je descendrai...


J' arriverai par le TGV et à la gare, un monsieur charmant m'attendra... J'aurais fait sa connaissance un mois d'hiver sur le net, nous aurions beaucoup discuter sans jamais nous connaître en vrai ...


Il m'amènera à travers les rues de sa ville, nous nous amuserons des farces qu'on fera aux passants honnêtes comme disait Brassens. Nous jouerons les matadors dans les arènes de plus de deux mille ans, lui faisant le taureau et moi agitant la muleta ou l'inverse ... Nous mangerons des glaces en refaisant le monde lui en provençal moi,en patois normand tout en riant de nos délires. Je goûterai le pastaga et lui le pommeau puis tranquillement on se dirigera dans un restaurant sympa et là nous finirons la nuit . Il parlera de ses amours et moi de mes échecs. Il me poussera dans mes retranchements, je le sortirai de ses tristesses...


Entre nous, une amitié sera née, une belle ... Vous savez... Une magnifique amitié faite de respect, de fous rires et de tendresse... Il sera le sourire qui me réchauffera le cœur dans ma solitude, il sera mon confident, je serai la sienne...


Cela fait du bien de rêver

Publié dans Mes-textes-proses

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D'après ou de loin de Vincent Bioules

Publié le par Aimela

débarquement de Cythère
débarquement de Cythère

Au mois de novembre, comme tous les mois scolaires, je suis allée voir des œuvres et "travailler" sur une" le débarquement à Cythère" De Vincent Bioules

Vincent Bioulès, né le 5 mars 1938 à Montpellier, est un peintre français. Cliquez sur son nom et le lien de ses œuvres et sa biographie apparaîtront.

Au début de l'année 2000, Vicent Bioules présentait ses "mythologies" soit quelques peintures ayant comme dénominateur commun la fable antique et pour héroïnes Venus, Danaé, Europe ou Léda. Figurait également à l'exposition" le débarquement à Cythère" Cette oeuvre a sans doute de quoi dérouter si l'on songe à celles fameuses, peintes sur le même thème par Watteau quelques siècles plus tôt. Vincent Bioules se plaît à relever les défis: il s'approprie les sujets de la peinture ancienne, les actualise en transportant non sans humour ses personnages dans les environnements résolument contemporains, en la circonstance sur le rivage bien prosaïque: Pavalas-les-Flots plutôt que Cythère.

Après avoir "admirer " le tableau , je me suis mise au travail et voilà ce que cela donne.

D'après ou de loin de Vincent Bioules

Comme Vincent Bioules, J'ai bien introduit une objet moderne dans une scène mythologique essayer de trouver quoi

Publié dans Mes-"oeuvres"

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