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Plein les bottes

Publié le par Aimela

Les bottes

Pour miletune

On en a plein les bottes de sauter dans les coins d'eau juste pour asperger le badaud en promenade

On en a plein les bottes de nous enfoncer dans la neige les jours d'hiver tout ça pour dépanner le quidam en chaussures cirées

On en a plein les bottes de marcher dans le fumier et autres bouses dans les champs afin que les propriétaires puissent garder leurs chaussettes au propre.

On en a tellement marre que nous faisons grève depuis un mois, impossible aux proprios de nous chausser, impossible aussi pour eux de sortir par la porte d'entrée, on tient le piquet et tant pis pour eux. Ils n'avaient qu'à nous écouter nous au lieu de leur rémanence à la noix . On en a rien à cirer de leurs sensations, on veut à notre tour,avoir le plaisir de marcher dans les rues propres, on veut visiter les musées, les châteaux et toutes les belles choses que voient les citadins

- Ils sont partis.

- Qui ça ?

- Les propriétaires, ils sont partis.

- Ils n'ont pas pu le faire, on bloque la porte.

- Ils sont passés par derrière avec des valises.

- Ils nous ont laissés tous seuls ?

- Ben oui quoi, ils en ont eu plein les bottes eux aussi de notre grève, ils ont mis les voiles avec des belles chaussures en cuir.

- Que va t-on devenir ?

- Je ne sais pas et je m'en moque, il fait beau.

Publié dans Mes-textes-proses

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Mes petits bonheurs oubliés

Publié le par Aimela

Texte réédité

 

 

Il fait doux, la pénombre descend doucement sur cette plage. La mer au fond, roule et déroule dans un mouvement perpétuel ses vagues... Rien n'a d'importance ici... seule une petite musique se promène dans ma tête et chasse des années de merde qui l'ont polluée.

 

Pas un chat, pas d'humain non plus à se balader, je suis calme, mes pieds foulent et s'enfoncent dans le sable, je n'y fais pas attention, je m'assoies sur un gros galet et je regarde l'horizon, au loin, très loin... Là où ne peuvent plus porter mes yeux... Là où il n'y a ni colère, ni chagrin. Je laisse mes souvenirs remonter et envahir mon âme...

 

Mon enfance me rattrape et soudain devant moi, mon grand père fume sa pipe assis à la grande table qui nous accueillait tous les jeudis pour notre goûter. Son atelier grand ouvert nous laisse jouer avec les copeaux de bois. Ah ! Ces odeurs de bois, de tabac s'insinuent en moi et me font oublier celles présentes des algues et de l'iode, pourtant pas les mêmes... J'ai tant recherché mais en vain... ces petits bonheurs et c'est là près de la mer que je les retrouve. La mer qui est mon refuge, mon nid, là où tout peut se balayer à coups de rouleaux... Là, je retrouve de la chaleur, des rêves, la sérénité tant attendue et que je pensais à jamais perdus.

Publié dans Mes-textes-proses

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L'hôtel d'Escoville

Publié le par Aimela

Hôtel d'Escoville

J'ai fait un petit résumé de l'article de wikipédia car cet hôtel toujours existant a une très longue histoire derrière lui

L'hôtel d’Escoville est un hôtel particulier construit sur la place Saint-Pierre, dans le centre-ville ancien de Caen,. Il a pu être appelé également par le passé hôtel de Valois, hôtel d'Écoville, hôtel de Matignon ou hôtel du Grand Cheval. C'est le plus bel exemple de l'architecture Renaissance à Caen Né en 1475, Nicolas le Valois d'Escoville est le fils de Jean le Valois, seigneur d'Escoville et du Mesnil-Guillaume, un des plus riches marchands de Caen anobli en 1522. Membre éminent de l'élite caennaise, il décide de se faire construire un hôtel particulier digne de son rang. Il achète en 1531 un ensemble de maisons de la rue au Change, principal axe reliant le Châtelet où se trouve la maison de ville au carrefour Saint-Pierre (aujourd'hui place Saint-Pierre). Ces habitations sont rasées et à leur place sont construits quatre bâtiments entourant une cour richement décorée dans le goût italianisant de la Renaissance En 1541, Nicolas le Valois d'Escoville meurt d'une crise d'apoplexie lors d'une réception donnée dans son hôtel terminé un an plus tôt. Son fils Louis, vicomte de Caen, hérite de la demeure familiale. Il n'y habite pas et préfère le donner à bail ; des boutiques ouvrent alors sur la rue au Change. À partir de cette époque, la ville de Caen loue épisodiquement les grandes salles de l’hôtel pour organiser des cérémonies publiques ou accueillir des hôtes de marque

Détail de la toiture

Après 3 siècles, cet hôtel vit partir le Le 9 juillet 1793 car c'est de ses pieds que Charlotte Corday prit la diligence pour Paris où elle tua Marat .

A la troisième guerre mondiale cet hôtel est sévèrement endommagé lors de la bataille de Caen en 1944 ; la cour intérieure subsiste, bien que très abîmée, mais la façade sur la Place Saint-Pierre ainsi que le mur extérieur de l’aile sud sont pulvérisés. Pendant presque quinze ans, de nombreux projets sont présentés par plusieurs architectes, le projet classique de Charles Dorian étant préféré à la façade moderne proposée par Paul Binet. Les divergences très fortes entre les différents acteurs de la Reconstruction sur la réhabilitation de l’hôtel d’Escoville sont particulièrement représentatives de l’épreuve de force qui oppose, tout au long de la Reconstruction, mairie, Monuments historiques, ministère de la Reconstruction, commerçants et sinistrés

Publié dans Ma-ville

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