Chez le père Lathuille ( pour miletune)

Publié le par Aimela

Edouard Manet 031 

     " Chez le père Lathuile" Edouard Manet  

 

 

Chez le père Lathuille, petit café parisien, on y rencontre du beau monde. Sur la terrasse , un homme et une femme sont attablés devant un seul verre de vin blanc que tient monsieur.

 

 

 

- Buvez ce petit verre Mademoiselle, il vous donnera un joli rose à vos joues bien pales et vos yeux pétilleront de plaisir.

 

 

 

- Vous êtes bien aimable mais il est hors de question pour moi de goûter, mes parents me l'ont interdit.

 

 

 - Ne me dites pas que vous écouter encore vos parents... à votre âge ?

 

 

- Vous êtes un mufle Monsieur d'insinuer que je suis vieille.

 

 

- Excusez moi, ce n'est pas ce que je voulais dire mais vous voyant attablée seule à la terrasse d'un café, j'en ai déduis que vous n'étiez plus une jeune enfant.

 

 

- Pour vous excuser dites moi pourquoi vous m'avez invité dans ce bar.

 

 

- C'est Léon qui vous a invité, pas moi

 

 

- Ne me dites pas que vous n'êtes pas derrière , je ne vous croirai pas.

 

 

- C'est vrai, j'ai ma table ici et un jour , je vous ai aperçue seulette à une table. Je vous ai trouvé bien jolie mais je n'ai pas osé vous aborder alors j'ai parlé à Léon qui vous connaissait, il m'a promis d'arranger un rendez-vous et vous voilà devant moi .

 

 

- Oui , oui, fait elle gênée mais cela ne me dit pas ce que vous attendez de moi.

 

 

- Rien de mal Mademoiselle, juste imprimer à jamais votre joli minois sur ma toile

 

 

- Votre toile ? Vous seriez donc peintre Monsieur ?

 

 

- Bien sûr que je le suis même si je ne suis pas encore connu pour l'instant. Votre allure, vos yeux vont me faire, vont nous faire connaître de tous .

 

 

 

- Ce compliment me ravit Monsieur, je ne serai jamais à la hauteur de vos espérances.

 

 

- Dites oui, je vous en prie, je vous récompenserai bien...

 

 

- Ce n'est pas ça qui m'inquiète mais le fait d'être reconnue …

 

 

- Allons, allons, point de modestie. Acceptez au moins que je vous croque.

 

 

- Vous m'avez convaincue , croquez , croquez Monsieur mais ici

 

 

- C'est que je n'ai pas mon matériel. Faites un petit effort en venant dans mon atelier qui est juste à côté. Je vous promets que vous ne resterez pas des heures.

 

 

- Juste un quart d'heure, c'est promis ?

 

 

- Promis Mademoiselle.

 

 

L'homme paie son verre et part en tenant élégamment le bras de la jeune femme sous les yeux de Léon , le maître d ' hôtel.

 

- Ah ! ce Monsieur Edouard, toujours aussi coureur, encore une à se faire avoir …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Mes-textes-proses

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michel 26/10/2013 23:59


" LA PÖVRE ", la peinture même si c'et faux,est un attrait que tout le monde apprécie


Beau petit texte sympa*Bravo l'artiste,je perle de la rédactrice pas du "faut peintre"

Aimela 30/10/2013 10:58



hihi ! Peut-être qu'elle ne se fera pas avoir  cette POVRE  Merci Michel et bises 



Solange 23/10/2013 21:20


Verra-t-on ce tableau qui les fera connaître? Intéressant ton texte.

Aimela 26/10/2013 17:53



Ah je ne sais pas vu que j'ai tout inventé   Merci Solange et amitié



jacques 23/10/2013 19:15


très plaisant a lire 


amitiés martine 

Aimela 26/10/2013 17:54



Merci Jacques et amitié 



flipperine 23/10/2013 18:53


nous verrons bien si elle se fait avoir nous voulons une suite à cette histoire

Aimela 26/10/2013 17:55



Difficile de faire une suite   à cette histoire( j'ai toujours les débuts d'histoires pais rarement la fin  Merci Flipperine et amitié