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Le joueur d'orgue

Publié le par Aimela

Le joueur d'orgue

Pour miletune

Moi je joue du piano

disait l'un

moi le joue du violon

disait l'autre

moi de la harpe moi du banjo

moi du violoncelle

moi du biniou... moi de la flûte

et moi de la crécelle

Et les uns les autres parlaient parlaient

parlaient de ce qu'ils jouaient.

On n'entendait pas la musique

tout le monde parlait

parlait parlait

personne ne jouait

mais dans un coin un homme se taisait:

"et de quel instrument jouez-vous monsieur

qui vous taisez et qui ne dites rien?"

lui demandèrent les musiciens.

"Moi je joue de l'orgue de Barbarie..."

(Paroles de L'orgue De Barbarie - Frères Jacques) ) clic

Pour les grands et les petits

Sur les places ou sur les plages messieurs dames

Je vous apporte du soleil plein le cœur

Quand dans la vie vous avez peur

Avec moi, point de drames

Je tourne la manivelle

Pour que les anges gardent leurs ailes

Mon appareil n'a pas de tiques

Ni même de sons chaotiques

Je l'ai bien arrangé

Afin que tous dansent sur mes airs allégés

Dansez, dansez, il fait si beau

Chantez, chantez de plus en plus haut

Je suis là pour apporter le bonheur

Au son de mon orgue de barbarie

Et si cela vous sied

Une petite pièce dans mon chapeau s'il vous plaît.

Publié dans Mes- Poèmes-et-slams

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Chez le psy

Publié le par Aimela

Texte réédité

 

 

Cela fait trois nuits qu'elle ne dort plus, trois nuits qu'elle se retourne retourne sans cesse dans son lit. Elle essaie de lire mais en vain, impossible pour elle de se concentrer. Elle téléphone à son psy qui daigne la prendre en urgence.

 

Dans le cabinet du médecin :

 

Le psy - Bonjour madame. Allongez vous sur le divan. Vous me paraissiez inquiète au téléphone... Que vous arrive t-il?

 

La femme – Voilà docteur. Cela fait deux nuits que je ne dors plus.

 

Le psy – Problèmes financiers ?

 

La femme- Problèmes financiers, j'ai l' habitude. Non c'est à cause du net...

 

Le psy- Le net? Comment ça le net ?

 

La femme- Je me suis mal expliquée. Je vous ai déjà parlé de l'atelier d'écriture?

 

Le psy ( le nez dans ses papiers) Oui... Mais... Continuez, je vous écoute.

 

La femme – Sur l'atelier, il y a une nouvelle proposition qui parle d'écrire un dialogue... Un personnage ment, on peut aussi faire mentir les deux.

 

Le psy – Je ne vois pas le problème, qu'est ce qui vous inquiète ?

 

La femme( embarrassée)- C'est que... J'ai tellement menti lorsque j'étais jeune ...mais... EH ! docteur aujourd'hui j'ai arrêté hein !

 

Le psy (sortant les yeux du dossier) Comment ? Vous me dites qu'enfant vous étiez mythomane ?

 

La femme(rouge comme une pivoine) Mythomane ? Non docteur mais menteuse... euh !... Comme tout le monde quoi, un tout petit peu.

 

Le psy- Je ne vois toujours pas le problème. Pourquoi vous mettez vous dans une angoisse pareille?

 

La femme – C'est que je n'ai plus jamais menti depuis et que ... et que ... Je ne sais plus comment faire pour écrire une histoire sur le mensonge.

 

Le psy – Écrivez vos petits mensonges d'enfant comme un roman.

 

La femme (en colère) – Vous y aller un peu fort là, docteur. Je n'ai pas menti au point d'en faire un roman.

 

Le psy – C'est une image que je vous donne. Bien sûr que vous n'avez pas menti autant.

 

La femme( calmée) - Et puis, pour écrire un roman, il faut être douée, je ne le suis pas.

 

Le psy – Allons, allons... Ne vous mésestimez pas. J'ai lu quelques petits textes de vous. Je trouve que vous avez du talent.

 

La femme – J'aurais dû vous apporter les textes des copains et copines du web... Là, vous auriez changé d'avis sur les miens.

 

Le psy – Vos histoires sont très belles, vous pouvez me croire.

 

La femme – Merci docteur, Vous m'avez rassurée. Je vous dois combien?

 

Le psy – Quarante euros s'il vous plaît.

 

La femme – Voilà ! Au revoir docteur.

 

Le psy – Au-revoir madame. Surtout n'hésitez pas à revenir si vous avez d'autres inquiétudes.

 

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Monologue de Dagobert

Publié le par Aimela

Carl Larsson
Carl Larsson

Pour Miletune

Monologue de Dagobert

Elle est bien gentille la famille de m'avoir installée à table seulement, je n'ai pas d’assiette ni de verre et ma gamelle, elle est où ? Je ne voudrais pas dire mais le service laisse à désirer. Bon, je ne vais pas me plaindre mes copains sont attachés à leur niche avec des gamelles toutes crades, s'ils me voyaient ainsi, ils piqueraient une crise de jalousie . Je ne sais pas si je vais leur dire quoique si je le faisais, ils ne croiraient pas , heureusement qu'il y a le peintre qui le prouve …

Un petit regard à droite, à gauche. Pour l'instant ils n'en sont qu'à l'entrée, tomates, patates. C'est pas pour moi ça, le vinaigre me donne des aigreurs à l'estomac vivement le bon poulet que j'ai senti tout à l'heure dans le four mais que font-ils ? C'est bien joli les blablas mais cela ne fait pas avancer le schmilblick. Allez mémé apporte la suite, je crève de faim .

Ah ! Enfin, elle se lève et ramène les haricots beurk , je hais les haricots . Et si je criais poulet, le poulet , le poulet, elle le ramènera peut-être quoique elle ne comprend pas mes aboiements cette nouille. Je vais lui tirer sur sa jupe, elle va piger .

Dagobert, cesse de tirer ma jupe, je vais chercher le poulet mais pour l'instant, pépé le coupe

En chien bien obéissant, je me rassois et attend tranquillement que le poulet arrive sur la table. A moi de bons morceaux .

Publié dans Mes-textes-proses

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