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Drôle de monde

Publié le par Aimela

slam réédité

Drôle de monde

Il fait chaud en cet fin d'été, le soleil brille,

Mon cerveau fatigué, usé part en vrille.

Des champs, des forêts, quelques fois des villes,

Tout écrire dans un carnet m'est difficile.

Incapable de me situer, dans les méandres, je me perds

Au milieu du labyrinthe je suis foutue, tout est vert.
Pourtant cette couleur m'est devenue moins hostile

Depuis que j'y ai trouvé des avions fossiles.

Une semaine à me promener avec la caravane

Sans trouver malheureusement de bananes.

Nous ne sommes pas en Afrique mais en France

En principe pays du bon goût et de l'élégance

La Loire , grande dolente, langoureusement, se repose

Moi, assise sur une de ses berges, je me pose

Anne , ma sœur Anne ne vois-tu rien venir 

De ta tour où l'horizon à ne plus finir ?
La radio à la voix monocorde ronronne,

C'est sur, je la déteste, ici il a maldonne.

Des brides de phrases me parviennent dans mon ennui

La vie, le temps, sous le choc se sont enfuis

Des vagues d'émissions dont je mélange tout,

En haut dans mon ciel les rapports sont fous.

Aucun lien entre Arthur et la voiture volante

Il n'y a rien à voir mais ma cervelle affolante

Mêle et démêle sans succès les mots abracadabrants.

Bruxelles envahie par les cyclistes flamants..
Gagner, faut gagner disent les parisiens désabusés

Mais en foot, il y a deux équipes bien futées.

Et si Rimbaud prenait Bruxelles au lieu de l'Afrique

Ce serait quelques part, un monde métaphysique.

Les cyclistes se retrouveraient à Paris pour jouer au foot
Les marseillais s'envoleraient avec la voiture au bout de la route

Pourquoi pas dans ce cas, tout renverser, je me retrouverai

A parler avec des arbres , danser avec les feux follets

A jouer avec mes joujoux, sur des cailloux sous la houlette des hiboux

C'est très joli ma foi, il ne manque dans l'inventaire que les bijoux 

 

2008
 

Publié dans Mes- Poèmes-et-slams

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Le miroir psyché

Publié le par Aimela

Le miroir psyché

Ce matin Sonia et Laura, enfin plus Sonia que Laura, avaient décidé d'aller chez un brocanteur pour trouver une vieillerie pour l'appartement de Sonia.

A peine entrées, Laura avait envie de tout jeter tant c'était moche. Laura laissa Sonia à ses petites recherches. Elle se planta devant un miroir psyché d'une horreur sans nom qui la scrutait sans aucune gène.

Le miroir:

Comment cela, une horreur ? Je ne suis pas une horreur, je suis âgé, c'est tout.

Laura :

Qui parle ?

Miroir :

Moi, le miroir qui suis devant toi.

Laura :

Un miroir qui parle ? Il faut que je sorte d'ici où je deviens folle moi. Quelle idée, d'avoir bu toutes ces bières hier au soir.

Miroir :

Tu as dormi depuis et à moins d'avoir recommencé ce matin, tu es sobre.

Laura :

Je commence à me le demander vu que je t'entends parler.

Miroir :

Tu n'as besoin de te le demander. Je parle bien comme les autres trucs qui le font dans tes histoires idiotes.

Laura :,

Tu dois te tromper, je n'écris pas.

Miroir :

Tu peux leurrer tout le monde sauf moi, Je suis un miroir et je vois ce que tu as dans la tête. Si Laura est ton prénom, ton pseudo est tout autre et …

Laura ( la coupant) :

Chut, ne dis plus rien j'avoue que j'écris des histoires mais elles ne sont pas idiotes.

Miroir :

Et moi, je ne suis pas laid.

Laura :

Chacun ses goûts et ses couleurs, on ne va pas se fâcher pour cela. Passons à autre chose. Puisque je suis là et que je te parle, dis moi qui est la plus belle.

Miroir :

Sûrement pas toi mais je ne vais pas te raconter l'histoire de Blanche-Neige.

Oh ! Oh ! Laura, appelle Sonia

Laura :

Je suis là, devant ce fumier de miroir qui me dit des méchancetés.

Sonia :

Un miroir qui parle ? Tu devrais te faire enfermer ma pauvre fille.

Laura (se sauvant en criant) :,

Oui c'est ça. Ne viens plus me chercher pour tes brocanteurs, je ne viendrai plus et salut. A jamais te revoir, toi et le miroir. Moi, je vais aller parler à la Belle au Bois Dormant, elle ne me dira rien de méchant puisqu'elle dort encore. Son prince n'est pas venu.

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Envoyez

Publié le par Aimela

Jean-Michel Folon

Pour miletune

Envoyez

Sans le sou, je ne peux partir alors envoyez moi des valises emplies de voyages poétiques dans le monde de Folon. Je prendrai le bateau pour un monde meilleur où il n'y a aucune tristesse. Je visiterai des jardins extraordinaires où des hommes au chapeau me raconteraient les étoiles. Aucune répétition, chez elles. Elles sont uniques pour qui veut bien les explorer une par une.

Envoyez moi des valises pour m'échapper de l'enfer des prisons morales et des horreurs qui sévissent tout autour de moi.

Envoyez moi un bateau pour voguer sur les mers de la tranquillité

Envoyez

Envoyez

Je prendrai et je partirai enfin

Publié dans Mes-textes-proses

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