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Les mots dits

Publié le par Aimela

Poème réédité

Je sais ce sont encore des délires mais j'assume ( rires)


Je n’ai malheureusement aucun souvenir de mon enfance

Qui puissent être dits en toute sérénité, j’en suis découragée.
 
Ne me laissez pas je vous prie, dans ce très grand trouble,

Je ne veux surtout pas boire un coup et voir double.
 
Ce passé que je cherche continuellement à oublier,

Ne m’obligez pas, je vous prie à le ressasser sans arrêt.
 
C’est pourquoi, je viens crier   aujourd'hui, vengeance

Pour tout le mal que j’ai subi et dont j’ai souffert, hélas !

Ma vie est trop pleine de vides, mon dieu que je suis lasse.

Je vous raconterai bien des histoires de princes charmants,

Mais mes princes étaient tout sauf marrants

J’aurais bien aimé aussi parler de mes amis les rhinocéros,

Seulement, je n’ai rien à vous donner, pas même un os.

Ce n’est pas drôle du tout, de prendre une belle page

De la caresser de ma plume et écrire des mots doux

Je ne peux exprimer dessus que mon dépit et ma rage.

Il ne sort que des bêtises à rendre les lecteurs fous

A continuer ainsi mes délires,le webmaster me casera dans le garage.

Il a beau être élégant et compréhensif, je mérite une punition

Je n’aurai le droit pour déjeuner, qu’à un morceau de saucisson.
 
Il fallait bien le placer, ce mot idiot ailleurs que dans une pendule

Pourquoi, n’a t-il pas mis à la place et pour que cela soit joli, libellule

J’aurai adoré créer un poème dans un livre relié de cuir

Je devrais rougir de détourner ainsi les propositions et m’enfuir

Mais cela m’amuse énormément de vous rendre tous complices.

J’affronterai courageusement les menottes de la justice

Publié dans Mes- Poèmes-et-slams

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Un passé très lointain

Publié le par Aimela

 

Assise dans mon rocking-chair, une choppe à la main, j'écoute... Enfin, je perçois la musique sortie d'un vinyle que ma sœur a déposé sur l'électrophone dans la pièce d'à côté.

 

Mes pensées sont ailleurs, dans un passé très lointain. J'étais commerçante à l'époque, je vendais des chaussures. Un jour, je vis entrer une femme jeune, brune, élancée qui tenait dans ses bras une petite fille aux cheveux blonds bouclés et aux magnifiques yeux bleus . Je lui ai vendu une paire de chaussures blanches, ses premières. L'enfant était toute fière avec .

 

Sorties du magasin, la femme et l'enfant se sont assises sur un banc face au carrousel du village. Il faisait beau. La femme a installée l'enfant dans une petite voiture du manège. Elle allait se rasseoir lorsqu'une moto a surgi de nulle part, a renversé la maman et s'est encastrée dans un mur plus loin. On a retrouvé le casque près de l'homme tué sur le coup tout comme la pauvre femme. La petite s'est retrouvée toutes seule alors, je suis allée la chercher et ramenée chez moi, le temps que les services sociaux s'occupent d'elle.

 

J'ai eu quelques nouvelles de cette enfant, les dernières remontent à dix ans. Elle habite maintenant aux États-Unis. Elle est mariée et semble heureuse. La seule chose qu'elle regrette de la France est la baguette bien chaude, sortie du four que je lui avais servie le jour où sa mère est morte et qu'elle pleurait très fort .

 

Je ne sais pas pourquoi, cette musique me fait penser à cet enfant... peut-être le son triste et monocorde.

 

Ce n'est pas tout, il est temps de se remuer, j'ai une tonne de linge à repasser et ce n'est pas en restant assise que cela se fera.

 

Publié dans Mes-textes-proses

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Fernand de Catherine

Publié le par Aimela

Il y a des personnes qui apparaissent puis disparaissent,  c'est la vie. Certaines  laissent quelque traces précieuses, c'est le cas de Catherine  qui est malheureusement décédée, il y a quelques temps  mais qui est restée dans mon coeur  . Aujourd'hui, je vous remet un de ces textes  du temps  où elle était  avec nous dans notre petit atelier.

 

texte réédité

 

A mon petit atelier d'écriture de quartier , notre animatrice  nous a demandé d'écrire  sur le vieux Caen( voir image)  et  nous avions un difficulté en plus  avec  un incipit  : "Fernand avait enfilé son vieux pardessus. Il faisait froid: -6Il comptait prendre le tramway pour rejoindre ses vieux copains au Café du Commerce".. Voilà ce que Catherine  a fait  avec ça. Moi aussi j'ai écrit dessus mais je vous mettrai mon texte un autre jour.

 

Rue de Caen au début du 20ème siècle (2)

 

 

Fernand

 

 

 

"Fernand avait enfilé son vieux pardessus. Il faisait froid: -6° . Il comptait prendre le tramway pour rejoindre ses vieux copains au Café du Commerce."

 

Il était un peu inquiet… C’était le matin, il était six heures trente et le café du Commerce ouvrait à sept heures trente.

Le tramway arrivant à sept heures, il décida d’aller à pied rue Porte du Berger.

Les rues étaient désertes, sur les trottoirs des tas de déchets.

Il se sentit un peu plus inquiet car il n’y avait que ses pas qui résonnaient sur les pavés.

Il se retourna plusieurs fois pour voir si on ne le suivait pas.

D’où lui venait cette angoisse ?

Chaque jour, il partait de chez lui en laissant dans son lit sa femme malade et cela le rendait mal.

En retrouvant ses copains, il savait qu’il oublierait avec l’alcool et les retrouvailles de Dédé, Jacquot et Lulu?

 

Il arriva, il poussa la porte, l’odeur des tripes arriva jus-qu’à lui.

La patronne, à la poitrine opulente qui descendait sur le comptoir pour faire loucher les rares clients regarda Fernand. Elle lui décocha un superbe clin d’œil, son sourire se fit immense sur des dents et des lèvres rouges carmin. Elle sentait mauvais, une haleine de rhum et de vieille eau de lavande.

 

- Bonjour, mon coco, dit-elle

 

- Oh, ça va, Ginette, j’ai pas trop le moral !

 

Dédé, Jacquot et Lulu répondirent :

 

- Mais ta femme se plaint toujours, ça fait trente ans qu’elle dit qu’elle est malade pour pas que nous nous retrouvions parce qu’elle sait que tu as une bonne descente question gosier et que tu fais de l’œil à la Ginette qui aimerait, depuis qu’elle est veuve, que tu deviennes la patron du café du Commerce.

 

Alors, quand vas-tu te décider à lui faire la cour ?

 

- Ah, ça va, ça va vous autres !

 

Fernand en avait marre mais savait pertinemment que tout cela était vrai ; il aimait l’alcool et sa femme pour être vulgaire, l’emmerdait. Le temps passait…

Eh bien, puisque c’est comme ça, sers-moi un pastis, Ginette ! demanda soudain Fernand et la conversation partit sur autre chose.

Plus il buvait, plus son inquiétude disparaissait.

Fernand se décida à 9 heures trente à rentrer chez lui.

 

Le jour avait pris une belle couleur (lui aussi d’ailleurs) ; il releva le col de son pardessus, passa la porte en saluant ses trois amis et fit un clin d’œil à Ginette, plus aguichante que jamais ;

Il repartit en tramway car il titubait…

Rien ne pouvait plus l’atteindre. Il se dit qu’il allait se coucher.

 

 

Catherine

 

 

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