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28 articles avec auteurs-amis

Le temps de la Valls ( Philippe)

Publié le par Aimela

Cela fait très longtemps que je n'avais pas partager, les écrits des copains et copines de mon petit atelier  de quartier. L'autre jour alors que je demandais un texte  à une amie, Philippe, le seul homme à être resté  m'a dit qu'il m'en avait donné plusieurs et que  je ne les avais pas déposé sur mon blog. C'est vrai, il a raison.  Honte à moi    j'ai cherché dans mes  dossiers ( enfin ceux qui sont  encore  dans mon ordi après un petit souci)  et j'ai retrouvé  ce pastiche  écrit l'année dernière. Je vous le dépose bien volontiers,   Je prie Philippe de me pardonner  et je  demande humblement  à mes lecteurs de le commenter . Merci  d'avance.

Le temps de la valss

Et Paris qui bat la mesure

Me murmure murmure tout bas

Un Valls au gouvernement

Qui s'offre du bon temps

Fait la fête avec notre argent

Du côté du Mesnil-Montant

Comme c'est charmant

Notre Valls au gouvernement

C'est beaucoup de promesses

C'est beaucoup de boniments

C'est tout aussi charmant

Qu'un Valls comme président

Notre Valls il est confiant

Il nous l'a dit, il a vingt ans

C'est beaucoup plus troublant

Pour gueuler ou tout casser

Mais beaucoup moins charmant

Qu'un Valls viré du gouvernement

Notre Valls, il est pimpant

Notre Valls, il est désopilant

Dans Paris

Mais, sans son gouvernement

Notre Valls, il aura mis le temps

Pour accepter de ne pas pleurer

Et, demain, retrouver sa maman

 

 Philippe, Juin 2016

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Un jeudi soir, vers vingt heures de Mony

Publié le par Aimela

Un jeudi soir, vers vingt heures de Mony

J'ai déjà déposé des textes de mon amie Mony sur mon blog ici ou Je réitère tant j'aime ses textes emplis de tendresse que je n'ai pas . J'espère que vous partagerez mon avis.

Un jeudi soir, vers vingt heures

C’est survenu sans prévenir, un jeudi soir, vers vingt heures.

Julien était rentré depuis trente minutes et n’avait pas encore eu le loisir de me dire bonsoir. J’avais bien tenté un "tu as passé une bonne journée ?" mais son smartphone réclamait son attention. Tout en rédigeant avec empressement une réponse à son interlocuteur, l’homme de ma vie faisait une recherche sur son ordinateur.

J’ai servi l’entrée : des tomates garnies de crevettes grises. Julien, je le sais, les apprécie et, sur le chemin de retour du boulot, j’avais fait un détour jusque chez le poissonnier du centre-ville, réputé pour la fraîcheur de ses produits. Tout en continuant à pianoter de quelques doigts mon amoureux a enfourné le tout en quatre bouchées.

- Et ta réunion ? C’était intéressant ?

Pas de réponse…

Casque VR, vision à 360°, démonstration réservée à quelques privilégiés dont il faisait partie, nouveaux programmes… pauvre naïve, j’avais espéré que ce sujet le rendrait loquace.

J’ai présenté le plat. Il est tombé à plat. Comme les nouveaux sets, les coupelles garnies de fleurs, les deux bougies représentant nos deux années de vie commune et allumées tout spécialement pour l’occasion…

Le dessert en a pâti, il est resté cloîtré au froid.

Froid, je l’ai ressenti dans le dos quand j’ai entrevu l’index de Julien cliquer sur un "j’aime" juste avant que, les écouteurs sur les oreilles, il débarrasse distraitement la table.

Clic : j’aime.

Clic : commenter.

Clic : partager.

Et moi, étais-je moins accaparée par ce monde virtuel ?

Non, non, non !!!!!!!!!!!

Le froid s’est transformé en tremblements incontrôlables. Julien, dans sa bulle, ne s’apercevait de rien. Toujours en tremblant, je suis montée à l’étage et du fond du dressing j’ai sorti mon trésor oublié. Oh ! Ce n’est pas un Stradivarius, loin de là, mais c’est mon violon à moi. Vaille que vaille je l’ai accordé et les doigts hésitants j’ai entamé l’adagio d’Albinoni. clic

Doucement ma dextérité endormie depuis des mois m’est revenue. J’étais dans un bain de bonheur…

Quand j'ai arrêté de jouer j’ai aperçu Julien qui me regardait les yeux noyés de larmes.

- C’est beau ! Comment avons-nous pu nous en passer ?

Et il m’a serrée tout contre lui.

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La désintoxication ne fut pas toujours facile, souvent nous avons chuté mais il suffisait à l’un ou à l’autre de saisir son instrument et d’entamer un morceau pour que le fautif se débranche de tout réseau et l’accompagne retrouvant ainsi cette belle complicité musicale qui nous unit depuis l’adolescence.

Le 14 mars 2016 – Mil et une semaine 11/2016 – mot à inclure : stradivarius

http://miletune.over-blog.com/2016/03/un-jeudi-soir-vers-vingt-heures-mony.html

Publié dans Auteurs-amis

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Ses mains ( Mony)

Publié le par Aimela

Mon blog est partage, partage d'informations, partage d'écrits ou autres  c'est pourquoi, je sollicite  mes ami(e)s  à me prêter  des textes, des peintures. Je les remercie  infiniment pour leurs dons .

 

Voici un texte  de Mony , vous commencez un peu à la connaître, j'ai déjà déposé d'autres textes  écrits par elle. 

 

 

main d'homme

 

Mony devait   commencer son texte par un incipit  qui était : Les mains disent beaucoup de choses sur un homme. Elle a écrit ce très joli texte

 

 


 

Ses mains

 

Les mains disent beaucoup de choses sur un homme et celles que je caresse avec émotion me sont familières comme des amies fidèles. Elles étaient dans la fleur de l’âge, vigoureuses, fortes quand les miennes étaient encore, privilège des bébés, fragilité et douceur. Ces mains aux ongles carrés, aux doigts parfois écorchés par la rudesse du travail qu’elles fournissaient se muaient en plumes légères pour me cajoler ou montraient leur puissance pour me soulever de terre et m’enserrer fermement face aux dangers.


Dans les livres d’images, leur index droit soulignait tel ou tel détail puis il se dressait et la phrase immuable résonnait : « écoute, voilà le marchand de sable »
Et le marchand passait, laborieux ; il garnissait des plages entières de son grain le plus fin. Aussi, nous pouvions, complices, unir nos mains pour de longues promenades au bord des vagues, construire les plus invraisemblables des châteaux ou maintenir solidement la ficelle du cerf-volant.


Ces mains que j’enserre dans les miennes ont toujours su m’indiquer le bon chemin à suivre et quand vint l’âge de l’affrontement elles tinrent solidement les rênes, laissant passer la tempête.
Je les observe avec attention. La gauche à l’annulaire serti d’une alliance d’or, signe d’une longue fidélité et la droite, magicienne quand elle tenait un pinceau fin, sont toutes deux parsemées de taches brunes survenues insidieusement. « Des fleurs de cimetière » m’avait dit cet homme en souriant.


Aujourd’hui, il est étendu, inconscient, mais mes mains lui parlent et lui disent combien je l’aime et combien j’ai encore besoin de lui. Doucement, elles effleurent chaque doigt, caressent la paume, cherchent la ligne de vie, sentent palpiter un cœur fou dans une veine gonflée et, bonheur, ressentent une faible pression.
Les mains fragilisées de cet homme me disent, elles aussi, leur amour. Alors, penchée à son oreille, je murmure tendrement « merci Papa » et je sais au plus profond de moi que j’ai pu, pour une dernière fois, pénétrer dans son monde.


Le 3 novembre 2010 par Mony

Publié dans Auteurs-amis

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