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2 articles avec deborah-la-surealiste

Un instant de calme

Publié le par Aimela

pattes de mouches

D'un caractère impétueux Déborah mène une vie à cent à l'heure mais aujourd'hui, Déborah est fatiguée, elle se laisse glisser dans le canapé dérangeant ses cahiers emplis de pattes de mouches. C'est naturel chez elle de laisser des notes ici ou là. Son penchant va vers des petits bouts de papiers de couleur qu'elle regroupe dans les cahiers, lorsqu'il y en a de trop à la traîne. Dans son canapé, Déborah retient l'instant de silence, histoire de confier plus tard ses songes à ses hypothétiques enfants.


Encore cinq minutes se dit-elle afin de pas effrayer le calme. Elle refuse qu'il aille à sa place au rendez-vous fixé par son amie Julie. Il se lèverait alors, mettrait son manteau, sortirait et courrait écouter les confidences de Julie. Envahie par l'image incongrue du calme fuyant, Déborah se secoue d'un coup.


Déborah se lève du canapé, ajuste sa veste, change ses chaussons pour de jolis escarpins rouges, elle passe la porte et la ferme. L'âme en vadrouille, elle marche dans les rues de la ville, abritée sous son parapluie. Elle ne prend pas les transports en commun , trop onéreux pour sa bourse vide et puis marcher fait circuler le sang, elle pourra vivre des siècles dans cette condition .

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Déborah la surréaliste

Publié le par Aimela

  J'ai « rencontré » Déborah en octobre, je crois, le temps passe si vite… C'était lors d'une préparation d'un spectacle que j'ai joué, depuis et par deux fois, avec des amies et la troupe «  Dernier Soupir » Entre Déborah et moi ce fut un coup de tonnerre, nous nous sommes plu tout de suite. Elle a ce que je n'ai pas, ce surréalisme que j'aime mais que je ne parviens pas à atteindre. Déborah me l'apprendra et moi, je lui donnerai ma plume

Pas facile de décrire Déborah. C'est un ballon de foot à la place du ventre et un de rugby pour le cul. Ce n'est pas moi qui le dit mais elle. Pour ce qui est de la tête, ce n'est pas mieux : des pelotes de laine rouge et bleue dont les fils se sont emmêles. Déborah parle peu mais lorsqu'elle ouvre la bouche, c'est le chœur de l'armée rouge qui déboule et croyez-moi, cela fait du bruit... Et beaucoup.

Tous ces bruits, je les écrirai pour elle dans de petits textes pour ne pas fatiguer car tout est surréaliste chez Déborah. Laissez-vous porter par les mots et les émotions sans chercher à comprendre. Ils glisseront, certains resteront tandis que d’autres s’envoleront…

femme surréaliste 2  Margo Selski

 

  Déborah la surréaliste

Déborah essaya d'oublier les bruits dans le couloir, pas facile à faire surtout que dans la vitrine siégeaient des flics polonais. Pourquoi polonais ? Elle n'en savait rien, elle n'avait rien contre eux mais rien non plus pour. Soudain, devant elle, un pilote aveugle se présenta pour lui demander de danser. Ce pilote était la copie conforme de son père à dix sept ans, c’était comme si elle l'avait connu à cet âge ingrat.

Elle alla remplir le lavabo de mayo, il y avait urgence en la matière. En effet, les feutres rupins se montraient désagréables après avoir bu trop de ganache, boisson, comme chacun sait n'existant que dans les yeux miséreux d'un dieu dansant avec deux pieds gauches. Il aurait pu se pendre, mais où ? Blop ! Oui, blop ! Déborah s’en moqua, elle retourna se coucher et oublia la catastrophe du bonhomme assis sur une caisse de bombes. Un coup de vent sur l'océan et par miracle, le bonhomme s'en sortit vivant, sans une seule égratignure mais sa boîte de peinture fut fichue et l'homme mécontent.

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