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36 articles avec normandie

Le Haras du Pin ou Le Pin au Haras

Publié le par Aimela

Article réédité
 


Le Haras du Pin se trouve sur la commune Le Pin-au-Haras, dans le département de l’Orne, en région Basse-Normandie. C’est le plus vieux des 23 haras nationaux français.
 

 

 


Le Roi choisit sa terre…

Louis XIV fonda son haras à Saint–Léger, à proximité de Saint–Germain–en–Laye. Malgré le prestige qui lui était associé et des investissements financiers importants, la production ne sembla jamais offrir de résultats satisfaisants : les terres cultivées se révélèrent peu fertiles, les parcs trop espacés et les chevaux de faible santé.

 

 En 1714, le roi confia donc à son grand Écuyer, François Gédéon de Garsault, le soin de trouver un endroit plus favorable à la production de chevaux. Après avoir porté son attention sur la forêt de Brotonne, aux environs de Rouen, son choix se fixa sur le Buisson d’Exmes, près d’Argentan. Cette terre fut sans tarder étendue à la seigneurie du Pin appartenant au conseiller d’État Béchameil de Nointel qui consentit à échanger son domaine contre d’autres biens situés en Picardie. Le 2 avril 1715, le transfert de l’ancien haras royal de Saint–Léger vers le Buisson d’Exmes était ordonné.


… pour y faire édifier « le Versailles du cheval »

Deux noms sont associés à la construction du Haras du roi, effectuée en grande partie de 1715 à 1736 au cœur d’un domaine de 600 hectares.
Robert de Cotte, premier architecte du roi depuis la mort de Jules-Hardouin Mansart en 1708, dressa les plans du corps de logis. Il avait auparavant participé aux plus grands chantiers royaux, notamment pour l’achèvement de la chapelle du château de Versailles.
Pierre le Mousseux exécuta les dessins de Robert de Cotte et poursuivit l’édification du nouveau haras. Par la suite, il collabora de nombreuses années, particulièrement lors de la reconstruction de la ville de Rennes incendiée en 1720, avec Jacques-Jules Gabriel qui devint premier architecte du roi en 1735.

 

L’édification du haras semble s’être déroulée en deux temps puisque, si le château fut édifié entre 1719 et 1724, le transfert dès 1717 du cheptel de Saint-Léger, composé de 200 chevaux, laisse à penser que les grandes écuries étaient déjà terminées à cette date.

 

Ce n’est qu’au début du XIXe siècle, sur le plan de Desessart, daté de 1807, qu’apparaît l’ensemble des bâtiments nécessaires au parfait fonctionnement du haras, témoin de l’architecture classique du Grand Siècle.


Le Haras royal…


La création du haras royal répondait à une volonté et un besoin : produire des chevaux les plus performants pour la remonte militaire, c'est-à-dire la mise à disposition de chevaux pour les services de l’armée,  et la Grande Écurie de Versailles.
Ainsi, l’activité principale du Haras d’Exmes consista à sélectionner les races et à produire des chevaux dont les plus beaux étaient destinés à la reproduction tandis que les autres étaient envoyés aux Grandes Écuries de Versailles pour la remonte et la Maison du Roi.
 
Les dernières années de l’Ancien Régime furent marquées par la direction efficace, entre 1784 et 1789, du Prince de Lambesc, Grand Écuyer du roi et surintendant de l’administration de ses haras réorganisée en 1764. En effet, par arrêt du Conseil du roi du 11 décembre 1784, la capitainerie du haras d’Exmes était supprimée, le Grand Écuyer assurant la direction de l’établissement. Dès lors, le haras royal fut consacré exclusivement à la remonte de la province de Normandie.
À la veille de la Révolution, le haras du roi regroupait 196 étalons. En 1790, on dénombrait 40 poulains et pouliches, dont une majorité de poulains de lait, témoignant du formidable dynamisme de la production.
Cet effectif était complété par 132 chevaux, dits « chevaux approuvés », appartenant à des particuliers, répartis sur l’étendue de la province de Normandie composée des actuels départements de l’Orne, Calvados, Manche, Eure, Seine-Maritime, Sarthe et placés sous le contrôle de l’inspecteur de l’Administration des Haras.


…devient national

L’Assemblée Constituante décréta le 20 janvier 1790 la vente des étalons du Pin, mais, grâce à une pétition du conseil du département de l’Orne qui souhaitait la conservation du haras, un dépôt de 40 étalons y fut maintenu jusqu’en mars 1793, date à laquelle la vente des étalons devint inéluctable.


… jusqu’à sa renaissance impériale

Après une période d’incertitude, le décret impérial du 4 juillet 1806 rétablit les haras et les dépôts d’étalons.
Le Haras d’Exmes, alors désigné sous le nom de Haras du Pin, fut mis à la tête du 1er arrondissement situé sur une circonscription composée des départements de la Somme, la Seine-et-Marne, la Haute-Marne, l’Eure et la Manche.
Bien que vendues comme biens nationaux à des propriétaires privés pendant la période révolutionnaire, une grande partie des terres furent rachetées dès 1808, alors que s’effectuaient en urgence d’importants travaux de réfection sur les bâtiments du Pin.

Par ailleurs, il était urgent de repeupler les écuries : juments normandes, pur-sang anglais appréciés pour « leur figure et leurs jambes », et le rapatriement, en janvier 1814, du cheptel du haras de Borculo, situé dans les anciennes terres hollandaises annexées par l’Empire et anéanti par les campagnes napoléoniennes, vinrent remplacer les chevaux âgés, malades ou disparus.

Le Haras du Pin retrouvait sa fonction et amorçait le rayonnement qu’il devait avoir pendant près d’un siècle sur l’ensemble de la production chevaline française.


Toujours en service, le Haras du Pin appartient à l’État et poursuit les recherches génétiques sur la reproduction des chevaux. Le haras s’étend sur plus de 1000 hectares (250 de bois, 630 de prairies) dans la campagne ornaise et abrite plus de cinquante étalons d’une dizaine de races différentes qui donnent plus de 10 000 saillies par an.

Le domaine du Pin comprend le centre de formations professionnelles des Haras, la jumenterie du Pin, l'hippodrome de la Bergerie, les carrières et l'INRA. Le Haras accueille des compétitions internationales comme le championnat d’Europe d’attelage en 1979 ou le Congrès mondial des percherons en 1989.
 

Le Haras accueille de nombreux touristes et propose des visites guidées toute l’année. Avec une fréquentation annuelle de 60 000 à 70 000 visiteurs, le haras est le premier site touristique de l’Orne. Le parcours découverte espace muséographique sur le cheval, a été installé, en 2006, dans une écurie du XVIIIe siècle.

Vous trouverez  d'autres informations ainsi que de belles  photos sur ce lien

http://www.haras-national-du-pin.com/fr/une-visite-inoubliable/le-haras-national-du-pin.html

 

 

Publié dans Normandie

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Eric Satie

Publié le par Aimela

Eric Satie
Eric Satie




Dans les normands célèbres se trouve Eric Satie, c'était un touche à tout mais d'abord musicien.je ne suis pas du tout musicienne mais si je vous parle de lui aujourd'hui c'est parce-que J'ai visité sa demeure qui est devenue musée. Je vous mets en copié-collé, l'article sur lui , voir ici http://www.musicologie.org/Biographies/satie.html


Alfred-Erik Leslie-Satie. *Honfleur 17 mai 1866 - † Paris 1er juillet 1925. Passe son enfance à Honfleur. Après le décès de sa mère, il est élevé par ses grands-parents.


Il prend des cours d'orgue avec un oncle. En 1879-1886, il rejoint son père, courtier maritime, à Paris.


Il entre au conservatoire de Paris et suit les cours de Decombes, Taudou, Mathias, peut-être de Lavignac.


En 1886, il compose Ogives, pour le piano. A partir de 1887, il adopte la vie Montmartroise. Les Trois Gymnopédies datent de 1888, les Trois Gnossiennes de 1890.


De 1891 à 1895, il connaît une période assez énigmatique d'adhésion au mouvement de laRose-Croix de Joseph Péladan qui porte le titre de «Sâr».


En 1891, il compose les Trois Préludes du Fils des étoiles «wagnerie kaldéenne» sur un texte de Péladan. On fera de cette œuvre une source d'inspiration de Pelléas de Debussy.


En 1892-1893, il compose les Sonneries de la Rose-Croix et les Danses gothiques (écriture sans barres de mesure, utilisation d'accords parallèles de 9e et de 11e) et en 1895, la Messe des Pauvres pour chœur et orgue.


Il s'engage comme pianiste dans des cabarets de Montmartre. Pièces froides pour piano (1893), pantomime Jack in the box (1899) et un petit opéra pour marionnettes, Geneviève de Brabant (1899), en trois actes dont chacun dure moins de cinq minutes.


Il s'installe à Arcueil vers 1898. En1905 il entre à la Schola Cantorum, et suit des études de composition et de contrepoint avec Vincent D'Indy, Roussel et Sérieyx. Vers 1910, il se rapproche de novateurs comme Diaghilev, Picasso, Cocteau.


Heures séculaires et instantanées ; Sports et divertissements (1914) pour piano. En 1917, il écrit la musique de Parade, «ballet réaliste» sur un argument de Cocteau, des décors et des costumes dessinés par Picasso, une chorégraphie de L. Massine, représenté par les Ballets russes de Diaghilev.


Il compose Socrate, certainement son chef-d'oeuvre en 1918. En 1924, celle de Relâche «ballet instantanéiste», sur un argument de Francis Picabia, avec un intermède cinématographique de René Clair ( Entracte), une chorégraphie de Jean Borlin, avec les Ballets suédois de Rolph de Maré. La même année on donne Mercure, dans des décors de Picasso et avec une chorégraphie de Massine.




Satie fait figure de proue de l'Avant-garde et deux groupes se recommandent de son autorité. Le Groupe des Six et l' École d'Arcueil. Engagé dans la vie sociale, il collecte des fonds et organise des goûters pour les enfants déshérités. Il écrit plusieurs articles pour le journal l'Humanité, mais estime que ses camarades Bolchéviks ne valent pas mieux que les bourgeois.

Publié dans Normandie

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Deauville

Publié le par Aimela

 article réédité

Un petit tour à Deauville  , pour les vacances , bien qu'en ce moment, le temps n'est que très peu ensoleillé, la mer y est froide (17°)environ ) C'est bizarre, j'ai écrit cela l'année dernière mais le temps est le même aujourd'hui . Eh oui ! C'est ça la Normandie , faut s'y faire ( rires)

 

 

Le village appelé d’abord «DOSVILLE» était disposé autour de l’église Saint-Laurent, dont la partie la plus ancienne remonterait au 12ème siècle. En 1850, il existait une dizaine de fermes, 26 maisons, et une centaine d’habitants qui vivaient de l’agriculture et de l’élevage. Trouville, sa voisine, était un village de pêcheurs.Les marais, situés en contrebas du village et sur lesquels allait s’édifier le futur Deauville, servaient à faire paître les vaches et les moutons.

 

 

Eté 1858 : Le Duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, fut invité à Trouville par son médecin, le Docteur Oliffe. Morny saisit l’opportunité d’exploiter ce rivage de sable et de marais, pour créer à cet endroit la ville de Deauville. Ainsi se forma une association d’hommes venus d’horizons différents, dont le but était, selon les mots mêmes de Morny, de créer « le royaume de l’élégance ». Aux côtés de Morny et du Dr Oliffe, on trouvait également Monsieur Donon, un banquier parisien, directeur de la banque ottomane, qui sut trouver les fonds nécessaires à l’opération, et Monsieur Breney, un architecte parisien inspiré par le Baron Haussman, qui dressa les plans de la future ville et devint le premier maire du grand Deauville. En 1860, la société immobilière constituée par ces hommes racheta à la commune les marais pour la somme de 800 000 francs or. En quatre années, de 1860 à 1864, «Deauville sortit des sables».

 

Avec son casino, ses champs de courses, son port, sa marina, son centre de congrès, ses villas ses hôtels et ses discothèques, Deauville est une des plus fameuses plages normandes. Elle est souvent associée avec sa vis-à-vis Trouville-sur-Mer, son chef-lieu de canton, de l'autre côté de la rivière la Touques.

 

Le casino, lieu de rencontres et de mondanités, connut des soirées de gala réputées, ainsi qu’une grande activité dans les salles de jeux. La période des Années Folles marque le sommet de cette réussite avec des grands personnages comme Alphonse XIII d'Espagne ou bien encore André Citroën. Dans les années 1930, Deauville ne fut pas épargnée par la crise internationale qui atteint la France. Monsieur Fossorier, maire à l’époque, réagit en élaborant un programme d’économies.

 

C’est dans les années 1960 que Deauville prit conscience de son image et de ses atouts, mais également de la nécessité de s’adapter aux exigences d’une nouvelle clientèle. Michel d'Ornano succéda à la mairie à Robert Fossorier, et Lucien Barrière à son oncle, François André.

Les résidences secondaires fleurirent en remplacement des grandes villas, ce phénomène s’étant accentué grâce à l’extension de la bretelle de l'autoroute A13 jusqu’à Deauville.

 

1975: Création du Festival du Cinéma Américain.

 

 

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