Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

prose mes textes

Ma cash !

Publié le par Aimela

Ma cash !

« C'est le plus grand des voleurs

Oui mais c'est un gentleman

Il vient chez vous la nuit

Sans déranger votre sommeil »


 

Lui, un grand voleur ? Ma cash oui, l'autre jour, il m'a bousillé ma serrure au pied de biche et il n'y a pas été de main morte, j'ai retrouvé la serrure et un bout de ma porte par terre dans le couloir d'ailleurs c'est ce qui m'a réveillé alors que je rêvais de paradis perdus. Je me suis levée d'un coup, j'ai couru dans la salle et là quelle surprise, rien n'avait bougé. Les fleurs dans le vase n'avaient même pas été déplacées. Les tiroirs étaient certes bien ouverts mais mes collections de coquillages et d'autres lubies amassées depuis des ans semblaient surprises que je les dérange . Mon porte monnaie baillait dans mon sac, c'est qu'il était vide et là, je ne peux pas accuser le cambrioleur, je l'avais vidé moi même pour une petite gâterie achetée dans la journée quand aux cartes, cela fait longtemps qu'elles ne sont plus de service et sont au garde à vous, prêtes à reprendre du service. J'ai appelé la police qui ne pouvait rien faire car rien n'a été volé. J'ai insisté mais rien à faire. Le policier m'a quand même donné un conseil : Aller chez les disciples de Freud pour me soulager de ma frayeur . Et quoi encore ? Je ne vais pas en plus de racheter une porte,  aller dépenser de l'argent pour parler aux charlatans.


 

« C'est le plus grand des voleurs

Oui mais c'est un gentleman

Il vient chez vous la nuit

Sans déranger votre sommeil »


 

  1. paroles sont sorties d' une chanson de Jacques Dutronc « Le gentleman cambrioleur » Elles ne se suivent pas forcément mais là aussi, c'est un peu surréaliste ... comme le cambrioleur.

 

Publié dans prose mes textes

Partager cet article
Repost0

Rien à cirer

Publié le par Aimela

Pour mon petit atelier d'écriture de mon quartier, il y a quelque temps , il fallait décrire les bruits, les sons

 

Rien à cirer


 

Décrire les bruits que l'on entend ? Euh oui, il faudrait déjà que j'entende bien et ce n'est pas le cas, de plus , je vis dans un immeuble mort , enfin mort, je m'entends , oui, il m'arrive d'entendre mes pensées vu que ce sont les seules qui fassent du bruit étourdissant qu'elles peuvent me réveiller la nuit .


 

Je ne vais pas décrire le claquement de la porte d'entrée ni le ronronnement du chauffe-eau . Ne me demandez pas non plus de décrire le miaou du chat ou l'aboiement du chien qui s'ennuient tous les deux mais pas ensemble dans le même logement . Que dire des vroum vroum des voitures qui passent dans la rue ? elles font vroum vroum, c'est tout . Je n'ai rien à cirer des dring dring du téléphone qui veut me vendre des assurances ou qui cherche à me gruger , dring, dring, dring, dring, dring et se tait , saloperie de téléphone, je ne peux pas lire tranquille dans mon coin .


 

Je vous l'ai dit , c'est mort, il n'y a plus de discussions dans la rue, les gens bien muselés passent leur chemin, tête basse de peur que l'on voit la détresse dans leurs yeux . Si quelquefois j'entendais le son de la télé chez les voisins, ce n'est plus le cas , elle s'est éteinte tout comme chez moi car elle raconte trop de conneries et de mensonges , la radio , par solidarité a fait de même . Triste sort pour ces appareils, je crois que je vais faire une cérémonie pour les enterrer mais quand ? On sera plus que six dans le cimetière et on risque d'attraper le corona circus et ça c'est interdit par Jupiter 1 et ses sbires qui , bien intentionnés , veillent sur notre santé avec leur vaccin qui n'en est pas puisque fait en un temps record mais bon puisque ils y croient laissons les, moi je ne le ferai pas .


 

Voilà , voilà où j'en arrive avec mon imagination , à comploter contre ce gouvernement si prévenant envers ses citoyens , je suis vraiment une méchante fille , ce n'est pas bien et tout cela à cause des bruits qu'il faut je décrive et que je ne le peux pas . Monsieur Jupiter, pardon, je ne recommencerai plus. J'ai droit à une amende ? Rien à cirer de votre truc, je ne la paierai pas .


 


 


 

Publié dans prose mes textes

Partager cet article
Repost0

La misère rurale

Publié le par Aimela

Pour mon petit atelier de quartier

Misère rurale


 

L'image du tableau «  les glaneuses » de JF Millet est devant moi et je dois écrire dessus.


 

Une grande étendue de champs, au fond on aperçoit le clocher d'un village. Un peu plus près des arbres, un homme à cheval qui regarde les trois femmes qui sont autorisées à passer rapidement, avant le coucher du soleil, dans les champs moissonnés pour ramasser un à un les épis négligés dont elles feront un peu de farine et du pain pour nourrir leur famille qui était nombreuses en ces temps là .

Le personnage à cheval, isolé à droite est vraisemblablement un régisseur. Chargé de surveiller les travaux réalisés sur le domaine, il veille également à ce que les glaneuses respectent les règles liées à leur activité.

Sa présence ajoute une distance sociale en rappelant l'existence des propriétaires dont il est le représentant d'ailleurs ne voit-on pas ces femmes courbées, dans une position douloureuse où la tête est plus basse que les hanches ramassaient un à un les épis sur le sol . Millet voulait ainsi rendre visible la misère rurale par ces glaneuses aux formes massives et leur attitude avec derrière elles les meules du maître qui offrent en spectacle , une abondance dont ces femmes sont exclues .

 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Publié dans prose mes textes

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 > >>