Cherbourg ( 2)
Comme je l'ai dit Cherbourg a un long passé historique, toutes les informations qui sont ici viennent de wikipédia, je ne suis pas assez douée pour vous fournir les informations moi même
Durant le Moyen-âge, la cité était appelée Carusburc, après avoir successivement porté les noms de Coesaris burgus et de Caroburgus et parfois Cherebertum. En 1056, elle portait le nom de Caris bourc, Coesaris burgus à la fin du XIe siècle, puis vers 1315 Chiérebourt et Chiérebourg en vieux français, Chirburg en Anglais. Le nom de Cherbourg n'est définitivement fixé à la fin du XVIe siècle[1].
Carusburg signifierait en scandinave « forteresse des marais », de kjars (marais) et de borg (château, ville fortifiée), issu du latin burgum.
L'antique Coriallo des Unelles, cité dans l'Itinéraire d'Antonin et latinisé en Coriallum, dont l'étymologie gauloise aurait la même signification, aurait été localisée entre Cherbourg et Tourlaville. Cependant, des doutes subsistent en raison du manque de précision de la Table de Peutinger, et certains placent la cité vers Beaumont-Hague ou Urville-Nacqueville.
Le nom d'Octeville apparaît quant à lui en 1063, dans une charte de Guillaume le Bâtard, à propos de dotations faites à la collégiale de Cherbourg.
Moyen-Âge : une place forte
La date de fondation de Cherbourg ne peut être fixée précisément, même si les vestiges de Coriallo tendent à la situer à l'époque des Celtes. Il existe un castrum sur la rive gauche de la Divette depuis au moins le IVe siècle.
En 497, la cité est cédée avec l'ensemble de l'Armorique à Clovis. Après plusieurs pillages normands au IXe siècle, Cherbourg est rattachée au Duché de Normandie avec l'Avranchin et le Cotentin, en 933, par Guillaume Longue-Épée. En 946, une flotte de 60 voiles y débarque, menée par le roi danois Harold, chassé de ses terres pour aider Richard Ier de Normandie, encore mineur contre Louis IV de France. Le château, l'un des plus importants de l'époque, est mentionné en 1027, comme élément de la dot lors du mariage de Richard III. En 1053, la cité est l'une des quatre places importantes du duché choisi par Guillaume le Conquérant, pour que l'hôpital, bâti près du ruisseau de la Bucaille vers 436 par Saint-Éreptiole, premier évêque de Coutances, reçoive une rente à perpétuité dédiée à l'entretien d'une centaine de pauvres.
Sous les ducs de Normandie, Cherbourg était, avec Rouen et Caen, l'un des ports commerciaux les plus importants du duché, échangeant essentiellement avec l'Angleterre. En 1150, le duc de Normandie Henri Plantagenet accorde à Cherbourg le privilège de commercer une fois par an avec l'Irlande.
Étant donné sa position stratégique, la ville fortifiée par Philippe le Bel, est très disputée entre Anglais et Français durant la Guerre de Cent Ans. Elle change six fois de propriétaires, suite à des transactions, jamais par les armes. Donnée par Jean le Bon à Charles le Mauvais, puis vendue à Richard II d'Angleterre, elle est assiégée en vain par Bertrand du Guesclin. Richard II revend la ville à Charles le Noble, qui l'échange avec Charles VI contre le comté de Nemours. En 1418, suite à un long siège, la ville se rend aux Anglais. Assiégée une fois de plus sans succès par Charles VII, Cherbourg est définitivement rattachée à la France en 1450, suite à un accord conclu par Jacques Cœur. En raison des souffrances de la population cherbourgeoise, et contre le dépeuplement de la place forte, Louis XI exempte les habitants d'impôts en 1464, ce qui sera la règle jusqu'au règne de Louis XV.
Au début du XVIe siècle, la ville subit trois vagues de peste (en 1504, 1514 et 1517). En 1532, Cherbourg reçoit la visite de François Ier. À cette époque, Cherbourg nous est décrite par Gilles de Gouberville comme une ville fortifiée de 4 000 habitants, protégée par des ponts-levis aux trois portes principales, gardées en permanence et fermées du coucher du soleil jusqu’à l’aube. À l'intérieur des remparts, le château, lui-même protégé par de larges fossés et muni d'un donjon et de douze tours, occupait le sud-est de la ville. À l'extérieur, le faubourg se tenait le long de la Divette, au sud des remparts, et était fréquenté par les matelots [2].
Face aux guerres de religion qui divisent la Normandie à la fin du XVIe siècle, la forteresse de Cherbourg, consolidée et fortement gardée, reste sous le pouvoir royal. Elle subit les assauts répétés (1562, 1563 et 1574) des troupes de Montgomery aidé des Anglais. Celles-ci ravagent alors l'abbaye du Vœu située hors des remparts. Les bourgeois restent également fidèles au roi quand la Normandie est tenue par la Ligue catholique.