Alençon

La Basse Normandie se compose de trois départements, le Calvados, la Manche et L'Orne, département . Je suis née à Caen mais j'ai vécu pendant plus de trente ans dans l'Orne, toute ma famille est originaire de là bas . Je n'ai que très peu de choses de cette ville, elle n'est pas dans mon coeur du tout contrairement à d'autres villes de Normandie mais c'est une histoire personnelle , elle est très belle pour les touristes .
Alençon
Alençon est la préfecture de l'Orne dans la région de Basse-Normandie. Sa communauté urbaine inclut plusieurs communes situées dans le département de la Sarthe dont elle est immédiatement limitrophe.
Ses habitants sont appelés les Alençonnais.
La ville d'Alençon est située à la confluence de la rivière Sarthe et de la rivière Briante qui descend de la forêt d'Écouves. Cette ville a un sous-sol calcaire : des calcaires à Nérinées à l'est et des calcaires oolithiques à l'ouest, tous les deux d'âge jurassique. Le granite d'Alençon est plus en profondeur, mais il affleure à Condé-sur-Sarthe, à l'ouest de la ville, où il a été exploité jusque vers 1985. La ville a été construite avec ce granite de bonne qualité (pauvre en fer).
l' histoire d'Alençon
Origine de la ville
De simple gué sur la Sarthe à l’époque Gallo-Romaine, Alençon apparaît comme « bourg fortifié » au début du XIe siècle avant d’être érigée en duché deux siècles plus tard.
Au XVe, la ville doit beaucoup à l’action, à la fois politique et spirituelle de Marguerite de Lorraine, veuve du duc d’Alençon.
Alençon, domaine royal
Au XVIe siècle, la ville est rattachée au domaine royal, après la mort de Marguerite de France (1492-1549) plus connue sous le nom de Marguerite de Navarre.
Sœur de François 1er, elle épouse le duc Charles IV en 1509. Elle s’installe alors dans le château d’Alençon avec son mari et sa belle-mère, Marguerite de Lorraine. La duchesse tient alors à Alençon une cour exceptionnelle où brillent les plus grands esprits du moment.
Alençon et la réforme
Première ville acquise aux idées calvinistes, Alençon devient rapidement un foyer de la Réforme. Les Protestants s’emparent de la ville, saccagent les églises et interdisent le culte catholique.
Les Alençonnais réformés fuient, et immigrent vers l’Angleterre, les Pays-Bas ou les îles Anglo-Normandes.
Un savoir-faire naissant : la manufacture de dentelle
En 1665, Colbert fonde à Alençon la manufacture royale de Dentelles dont celle du très célèbre Point d’Alençon, créé à partir du Point de Venise. Alençon employa, à l’apogée de son art, plus de huit mille dentellières.
Au XVIIIe siècle, la ville se développe et assiste à la naissance d’un nouveau quartier dont l’hôtel de ville est le symbole. A la Révolution, Alençon connaît ses mouvements populaires et quelques troubles religieux en 1792.
En 1811, Alençon reçoit Napoléon 1er. Le souverain décide la construction du palais de justice, inauguré en 1827.
Au cours du XIXe siècle, la ville est en plein essor industriel, l’imprimerie y est florissante. Elle sera d’ailleurs à l’origine d’un procès retentissant. Auguste Poulet-Malassis, éditeur et ami de Charles Baudelaire, est issu d’une lignée d’imprimeurs alençonnais. En 1857, il édite les Fleurs du Mal. Condamnés chacun à une amende pour outrage aux bonnes mœurs et immoralité, auteur et éditeur doivent supprimer six pièces du recueil. Balzac se servira également de son séjour à Alençon pour écrire deux romans : « La vieille fille » en 1837 et « Le cabinet des Antiques » en 1838.
En 1873, Thérèse Martin naît à Alençon. Elle deviendra Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus, plus connue sous le nom de Sainte-Thérèse de Lisieux.
La libération d’Alençon
Pendant la seconde guerre mondiale, Alençon subit l’occupation allemande. Le 12 août 1944, la libération de la ville par la 2e Division Blindée du Général Leclerc est l’un des épisodes de la bataille de la poche de Falaise-Mortrain, contre-offensive allemande au débarquement allié de juin 1944.
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