Le canard Sauvage
Avec l'association, je peux aller de temps en temps voir des spectacles à petits prix, si je ne vais pas aux concerts car la musique n'est pas trop ma tasse de thé, je vais au théâtre. Nous n'en avons pas programmé beaucoup cette année et j'ai trouvé le moyen de rater une séance dimanche , mes copines l'ont tellement aprécié qu'elles s'amusent à me titiller le couteau dans le coeur, les vilaines . Hier soir , je n'ai pas manqué la séance mais c'était une autre pièce , plus intimiste :

Le canard sauvage
avec
Judith Henry, Isabelle Hurtin, Géraldine Martineau,
Fred Ulysse, François Loriquet, Jean-Claude Frissung,
Philippe Faure, Rodolphe Congé, Brice Cousin
mise en scène
Yves Beaunesne
traduction et adaptation
Marion Bernède
et Yves Beaunesne
Le passé explique notre comportement présent. Révéler ce qui est caché n’est pas toujours salutaire, c’est pourtant l’enjeu de la recherche de la vérité. Le théâtre d’Ibsen, qui pour l’essentiel abonde en ce sens, possède cette force particulière d’être parabole pour nos vies. Un théâtre naturaliste, symboliste aussi.
Yves Beaunesne partage avec le public une poésie intense de la psychologie des protagonistes qu’il met en scène. Il était naturel qu’il fasse ce détour par le théâtre d’Ibsen, et se penche sur le sort des femmes de son théâtre. Justement dans ce Canard sauvage, chez une famille apparemment sans histoire, voilà une femme
au passé lourd de secrets et sa fille, adolescente de 14 ans, qui sera comme la caisse de résonance de la révélation de la vérité. Victime par ricochet des erreurs des autres, une tragédie de l’hérédité. Que reste-t-il lorsque les mensonges viennent au jour ? Certainement pas le bonheur, semble répondre le dramaturge scandinave par ce drame construit avec rigueur où le dévoilement est souffrance. L’arrivée d’un homme au sein de la quiétude familiale, dénonçant le passé pour aider la vérité à advenir et provoquer à vivre dans la lumière, se révèle un catalyseur du pire effet. Sauront-ils refranchir leur passé, ces héros simples que l’on croyait sans histoire ? Lorsque tombe le rideau, il n’y a plus qu’à ramasser les morceaux.
Si la pièce est bien, je suis un peu déçue car je ne pouvais pas entendre toute le pièce, certains passages étaient dits assez bas et au fond de la scène et ça cela gache un peu le plaisir surtout que je suis à moitié sourde, sinon j'ai adoré le jeu juste de l'adolescente