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Ça chauffe dur

Publié le par Aimela

Pour mon petit atelier de quartier

2 piliers de bar discutent : choisir et utiliser les expressions françaises.

S'en passer derrière la cravate, les deux pieds dans le même sabot, tiré à 4 épingles, cousu de fil blanc, se donner des coups de pieds au cul, être plein aux as, travailler pour des prunes, se serrer la ceinture, se payer les yeux de la tête, avoir un mal de chien, passer un mauvais quart d'heure, payer argent comptant.


 

 

Ça chauffe dur


 

Dix heures du matin, Eugène qui cadre dans une grande entreprise est assis à une table, il boit tranquillement son café lorsque Nestor se pointe s'installe au bar et commande un pastis.

Eugène

Et bien, dites donc, vous commencez tôt.

Nestor

Quoi ?

Eugène

Je dis que vous commencez tôt à boire.

Nestor

Ça te regarde ? J'ai bien le droit d'en passer un derrière la cravate, vu les circonstances.

Eugène

Quelles circonstances ?

Nestor

J'en ai marre de travailler pour des prunes et me serrer la ceinture. Toi qui es plein aux as, tu ne peux pas comprendre.

Eugène

Moi, Monsieur, si j'ai de l'argent c'est que je n'ai pas eu les 2 pieds dans le même sabot et lorsque j'avais un coup de mou, je me donnais des coups de pied au cul etis pour ta gouverne, je ne suis pas riche contrairement à ce que vous pensez.

Nestor

Tu ne te paie pas les yeux de ma tête là ? Tu es tiré à 4 épingles dans un costard qui vient d'un autre lieu que de chez Tati. Ton histoire mec, est cousu de fil blanc.

Eugène

Je ne vous permets pas de me tutoyer, nous n'avons pas élevé les cochons ensemble.

Nestor

Monsieur n'est pas content, Monsieur s'offusque de ce que je peux dire mais fais attention mon gars, j'ai des copains qui rappliqueront si j'ai besoin d'eux et crois moi que tu passeras un mauvais quart d'heure.

Eugène

Je n'ai rien dit de mal, seulement de ne pas me tutoyer, vous devez avoir un mal de chien à comprendre mes propos.

Nestor

C'est cela, dis moi que je suis con .

Eugène

Ce n'est pas ce que j'ai dit.

Nestor qui pendant la discussion a avalé deux autres pastis, s'approche d'Eugène en titubant. Voyant cela Eugène se trouve entre 2 eaux : partir ou rester, rester ou partir.

Nestor

Tu n'en mènes pas large, tu es dans tes petits souliers mon pote, tu vas voir ce que je vais te foutre dans le buffet. Ah ! j't'assure,tu vas payer argent comptant la morgue que tu as envers moi.

 

Vous avez perdu la tête bégaie Eugène qui est au bord de la syncope.

Nestor

J'te fais peur maintenant. Que peuvent faire tes 1 m 60 , 50 kgs tout habillé contre mes 2 m, 110 kgs ? Morveux va, file à l'anglaise et que je ne te revoie plus dans la quartier.

C'est ainsi qu'Eugène,tout piteux,quitta le bar où on ne le revit plus tant il avait peur de croiser Nestor.


 


 


 

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insomnie

Publié le par Aimela

Pour   miletune

 

Insomnie

"J'avais atteint l'âge de mille kilomètres" cette phrase lue sur Mil et une m'intriguait et me torturait l'esprit ce qui m'empêcha de dormir faisant des calculs abracadabrants sur mon âge en années.

 

Cela donne à peu près ceci :

Si je fais environ vingt kilomètres par jour, combien de temps me faut-il pour parvenir aux mille, sachant que je ne les fais pratiquement jamais à pied, à moins que cela soit en bus ou en voiture ?  Est-ce que je suis âgée de mille et si pas, j'en suis à combien de distance ? Faut-il compter les jours où je n'en fais pas un seul et ceux où j'en fais bien plus ? On dit que vingt est une moyenne et que l'on multiplie par... Par combien ? Voilà que mon cerveau se met à chauffer voire être au bord de l'explosion. Si au moins j'avais lu "Le monde inverti" de Christophe Priest, j'aurais pu me faire une idée mais j'ignore si le romancier parle d'humains, d'animaux ou de machines. Et si c'était des machines ont-elles un temps en distance ? Et voilà que cela recommence, même assise devant mon ordinateur, cette phrase me turlupine.

Bon, ce matin, il fait beau, je vais aller à la cabine aux livres sur la plage et emprunter le bouquin sinon, je vais devenir folle.

Arrivée sur la plage, je vois des tables et des chaises où sont installés des lecteurs au bord d'une cabine bleue. Je m'approche et demande le fameux bouquin.

- Désolée, madame, nous n'avons pas ce livre, vous savez ce n'est qu'une petite bibliothèque alors nous n'avons pas beaucoup de choix mais je peux vous prêter "La liste de mes envies" de Grégoire Delacourt.
- Non, merci bien, je connais. J'ai lu ce roman et j'ai rencontré l'auteur. Nous avons beaucoup discuté lors d'un pique-nique organisé avec un groupe dans un parc de Caen. Il est très sympathique ce monsieur. Bon, ben tant pis, au revoir madame.

Je retourne chez moi, fouille mes cartons de livres, trouve "La liste de mes envies" et cherche la phrase de l'incipit "On se ment toujours" dans le roman. Cela gommera peut-être de ma cervelle l'histoire des âges et des kilomètres.

"Le monde inverti" de Christophe Priest


 

Publié dans Mes-textes-proses

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Déjantée

Publié le par Aimela

Poème réédité  car malheureusement, je n'ai plus le temps  d'écrire autre que dans mon petit atelier de quartier et encore 

Excusez moi de vous réveiller en pleine nuit pour raconter mes délires,

Si à défaut de vous faire rire, puis-je esperer vous faire sourire?

Je suis née un beau matin de printemps pour manger le monde,

Depuis, je le vomis, je n'ai plus envie de lui,  l'homme devient immonde.

Pourtant au début il était si joli, tellement bien écrit par Prévert.

Mais quelqu'un lui a jeté un vilain  sort, maintenant il tourne de travers.

De voir toute ces misères tous les jours à la télé et dans les jounaux,

Ne me donne plus hélas le plaisir,  ni le désir de jouer aux dominos.

Je suis un de ceux-ci, qui tombe à peine touché, je suis une galéjade.

Je pourrais écrire des slams aussi beaux que  grand corps malade,

Pourtant tous les fils sont emmélés et là haut, c'est une toile d'araignée.

Je ne trouve pas le bout d'une toute petite phrase un peu sensée.

Une drôle de musique me tappe le cerveau comme les castagnettes.

Elle me chante, ainsi font, font, font les petites marionnettes,

Trois petits tours et puis s'en vont, je veux bien mais où ?

J'aimerai les suivre vers la sérénité, la paix, le bonheur  partout.

Mon chemin est bloqué par un des cailloux qu'à jeté le petit poucet,
 
Un jour que ses parents l'ont lâchement abandonné dans la forêt.

Le caillou était tros gros, je n'ai pas pu le retirer, je ne suis que ficelle,

Ficelle accrochée, je ne  peux m'envoler  comme l'oiseau à tire d'ailes.

Si au moins ma muse  pouvait faire un effort, me mettre dans la main,

Une plume de toutes les couleurs pour vous charmer jusqu'à demain.
 
Vous faire jouer, danser et chanter dans les rondes enfantines.

Vous seriez mon roméo, je serais à tout jamais votre valentine.

J'aimerais encore continuer mon slam pendant quelque temps,
 
Que vous en ayez, vous qui me lisez au moins pour votre argent .

Raconter, encore et encore les aventures d'une sorcière déjantée

Mais je finis ici, ma tête et mon ordinateur sont pour ce soir débranchés.

 

 

Publié dans Mes- Poèmes-et-slams

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