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Doléances… Souhaits  de Joseph

Publié le par Aimela

Aujourd'hui, je vous présente un écrit de Joseph qui a intégré " les siphonnés de l'écriture" mon petit atelier d'écriture depuis peu. J'aime infiniment ses écrits emplis de poésie. Je déposerai d'autres  de ses textes si celui ci vous plaît autant qu'à moi

Doléances au temps de Louis XVI

 

 

Doléances… Souhaits 

 

Je voudrais que ceux qui parlent fort

Les esprits forts, qui occupent le terrain

Apprennent à se taire

Et écoutent et entendent

Les murmures et les cris

De ceux qui n’en peuvent plus.

 

Je voudrais que les rues, les forums, les débats

Ne soient pas que tapages et éclats

Entre-sois d’élites, de leaders,

De chefs, ou de grandes gueules.

 

Je voudrais qu’on réapprenne à écouter

A s’écouter les uns les autres.

 

Je voudrais que notre société ferme la télé

Et prête l’oreille aux sans-voix, aux sans espoir, aux naufragés, aux exilés, aux obstinés…

 

Alors, au cœur du silence retrouvé,

Que chaque femme, chaque homme, chaque enfant,

Soient regardés, considérés dans toute leur dignité

Comme un cadeau pour notre société.

 

Joseph

 

 

 

 

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Des haies au chnoque

Publié le par Aimela

A mon petit atelier d'écriture  nous avions comme sujet  les rimes en é et d'autres sons  voilà ce que donne mon cerveau  le matin ( rires) 

 

 

Des haies au chnoque

 

Réveillée, ce matin, très tôt, je me suis levée.

J'ai mal dormi, mon cerveau est chiffonné,

Impossible pour moi de le faire fonctionner.

Je suis partie dans le froid à mon petit atelier

Là, on nous a demandé de finir nos phrases par haies

Que viennent -elles faire ici ? Me suis demandée

Leurs places sont dans les champs ou au bord des sentiers

Non pas haies a dit l'animatrice mais é , eai, ait,

Bon, je ne suis pas sortie de l'auberge je n'ai rien pigé

Pourtant sur la table est servi un café,

J' ai bu ma tasse mais rien n'y fait

Dans ma tête mes neurones pagaient

Gai comme un pinson dirait le geai

Tout guilleret dans un matin d'été

Mais nous sommes en hiver, tout est gelé

peu de rimes me parviennent, c'est râpé

Comme le sont les carottes de la soupe à mémé.

Je cours à la pharmacie acheter des cachets

Arrête de délirer, à ce point, c'est complet

je sens que je vais me recoucher et rêver

Je suis bonne à rien, j'en suis désolée

Chez moi, je reprendrai ma copie et recommencerai

Avec ce truc que je viens d'écrire, je ne serai jamais éditée

Bien trop nul me diront les élites éclairées.

J'étais en pleine réflexion lorsque les haies ont disparu

Les haies ? non les é, on a changé de rimes

Je commençais à trouver, maintenant c'est foutu

il me faut chercher autre chose pour la frime

Peut-être avec les ou, ouh ouh, dit le hibou tout honteux

Honteux ne finit pas par ou et alors qui puis-je ?

Je, jeu, deux , ceux , tiens un truc qui se tient un peu

Il faut aller plus loin... oin... oin fait l'écho crasseux

Tu parles, il est sorti des arbres pour entrer dans un pieu

Merci mon Dieu, dans le vieux il n'y a plus de creux

Juste des bosses les unes près des autres et le vide au milieu

Mon honneur est sauf, j'ai sorti un poème fait de bric et de broc

Que va lire les soirs de solitude un pauvre schnoque.

 

 

chnoque

 

Publié dans Mes- Poèmes-et-slams

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La bête immonde

Publié le par Aimela

texte réédité 

bête immonde


Je n'ai pas peur des fauves, des serpents, des éléphants et encore moins  des araignées. Je ne dis pas que j'irai les caresser  mais  je ne me sauverai  pas devant eux . Ils vivent leur vie et moi la mienne...

Mes terreurs proviennent  des rats , les gros gris, dégoutants  avec des petits yeux  fouineurs qui  vivent dans les champs ou dans les villes. Ces bestioles ne m'ont  pas touché  contrairement  à l'autre  là, la bête immonde  qui  sévit  dans la capitale. Lorsque je suis allée à Toulon , il y a de ça  quelques années, mes enfants m'avaient prévenu qu'elle allait me croquer. J'ai bien fait attention  en ce temps là et  j'y ai échappée tout comme j'ai  gagné sur elle  aux autres sorties dans la capitale jusqu'à  mon aller  en vacances et là, couac ! Elle m'a eu, sa gueule grande ouverte s'est refermée sur mes cuisses bien dodues. Si seulement,elle les avait un peu dégrossi, cela ne m'aurait  rendu service, pas besoin de chirurgie esthétique pour  enlever la cellulite 

J'étais terrorisée, incapable de faire un pas de plus, J'ai cru qu e la bête  immonde allait m'avaler. Une dame m'a tirée de toute ses forces  pour me sortir de l'enfer , elle m'a aidé aussi  à sauver ma valise coincée.  Tout le monde me regardait,J'ai du rougir de gène et de honte, les bleus  et la douleur  c'est le soir qu'ils sont apparus...

A mon retour, j'ai  pris toutes  les précautions vis à vis de l'animal, je l'ai laissé  faire un tour avant d'entrer dans le wagon, à l'intérieur, bien accrochée  à  une barre  devant l'ouverture, j'attendais que la porte s'ouvre pour foncer à l'extérieur là où il y a le ciel, les rues, les maisons... J'ai horreur du métro  

Juin 2011

 

métro  

Publié dans Mes-textes-proses

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