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Petit nuage blanc

Publié le par Aimela

texte réédite

 

Très fatigué par ses voyages autour de la terre, petit nuage blanc comme neige a délaissé ses congénères pour s 'installer sur un fil de téléphone. Il est très bien ainsi, il peut voir et entendre tout ce qu'il se passe dans la ville.

 

Cela fait six jours qu'il reste ainsi sans bouger à épier tous les va et vient des humains. Le matin, tôt , il les voit partir au travail dans de drôles d'engins, il a entendu dire que c'était des voitures ou des bus. Plus tard ce sont les enfants bruyants qui jouent dans des cours fermées. Comme il aimerait se joindre à eux pour des parties de billes ou de cordes à sauter surtout qu'il est si léger , il pourrait sauter très haut. Il en oublie un moment qu'il est déjà hors de distance des petites mains. L'après-midi, ce sont des petits vieux qu'il accompagne et écoute leur jeunesse sans pouvoir répondre à leur cruelle solitude. Petit nuage est un peu triste de ne pas pouvoir parler. Il leur aurait raconté ses voyages à travers le monde. Il leur aurait expliqué la mer et ses marées puisqu'il vient de là . C'est le soleil qui l'a aspiré pour devenir nuage et ainsi traverser les contrées. Petit nuage est dans son rêve lorsque le ciel s'assombrit d'un coup, ses copains de plus en plus nombreux se montrent menaçants. Que se passe t il leur demande t il ?

 

Tu dois revenir avec nous, ta place n'est pas sur ce fil.

 

Mais j'étais fatigué et puis j'aimerai connaître ce qu'il se passe au sol

 

Il n'y a rien à voir, allez suis nous

 

Non, je reste ici, je suis bien

 

Suis nous, je te dis sinon tu en subiras les conséquences de ta désobéissance.

 

Les conséquences ? Mais quoi , qu'allez vous me faire ?

 

Si tu ne nous suis pas immédiatement, c'est le ciel qui te tombera sur le nez.

 

Pour commencer, je n'ai pas de nez et puis le ciel, je connais alors vous ne me faites pas peur tous que vous êtes.

 

A tes risques et périls alors .

 

D'un coup, le vent se met à siffler et des grosse gouttes commencent à tomber. Petit nuage se trouve désarçonné et tombe d'un coup sur le sol . Lui qui était blanc comme neige se retrouve dans la boue et les immondices. Pas le temps de s'appesantir sur son sort qu'il déboule d'un cheval au galop, la rue, les maisons, les boutiques … pour se retrouver bloquer dans un puits sans fond. Petit nuage se meurt dans l'indifférence la plus totale.

 

Sachez enfants que si vous entendez le vent et qu'une averse s'abat sur vous, c'est parce qu'un petit nuage n'a pas voulu obéir ...

 

 

 

 

Publié dans Mes-textes-proses

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POEME DE LA BICYCLETTE de Jean Melis

Publié le par Aimela

pour les croqueurs  des mots 

voici un petit poème trouvé sur le net  et qui m'a plu alors , ce sera peut-être de même pour vous 

 

devant le passage du Goix à Marée haute

voici un petit poème trouvé sur le net  et qui m'a plu alors , ce sera peut-être de même pour vous 

 

 POEME DE LA BICYCLETTE



   MA PETITE REINE

Un jour, quand tu auras un peu vieilli,

Savourant un repos bien mérité,

Mon corps aussi étant très fatigué,

On parlera encor du temps béni

Où ensemble nous partions souvent,

Parcourant plaines et collines,

Accompagnés des voix cristallines,

Des chants clairs et limpides des torrents.

Puis ensemble nous remémorerons

Les visages et la bonne humeur,

Les discussions et les élans de cœur

Des nos fidèles et joyeux compagnons.

Nous revivrons les joies et les efforts

Qui nous donnaient la force d’accomplir,

Toujours avec un délicieux sourire,

Nos rêves de nous sentir encore forts!

Et lorsque d’en haut nous contemplions

Les champs paisibles étendus en bas

Et malgré nos corps épuisés et las,

Toute la fatigue nous oubliions

Pour ensemble pouvoir savourer heureux

Quelques instants d’éphémère bonheur,

Ecoutant les battements de nos cœurs

Résonner dans l’espace silencieux.

Je sais que toi, ma petite reine,

Ma compagne fidèle et docile,

Comprenais que hors du domicile

On pouvait oublier soucis et peine.

Toujours tu seras au fond de mon cœur

Et ensemble dans notre garage

Nous évoquerons notre jeune âge

Et retrouverons un peu de bonheur.

Tu n’es qu’une simple bicyclette

Mais nous pourrons toujours nous comprendre,

Nous aimer et converser ensemble

D’une façon simple et muette.

 

        ( Jean Melis, le 11 février 2014 )

 note de l'auteur  

 

Dans ce poème le mot ’ensemble’ est utilisé plusieurs fois

pour souligner la complicité entre l’homme et la machine

et  le plaisir qu’on éprouve à partager les efforts avec ses camarades

lorsque ce sport est pratiqué dans un esprit de loisir et de découverte.

 

Publié dans Défis

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Un matin de novembre

Publié le par Aimela

un chapeau de paille et des lunettes de soleil sur la table

 

 

Un matin de novembre


 

Un chapeau de paille, des lunettes de soleil oubliés sur la table,un matin de novembre. Un matin où le soleil brillait par son absence.


 

Que faisaient là ces deux objets ? Qui avait bien pu les laisser là et pourquoi ? N'étant pas pas Agatha Christie, la grande écrivaine de policiers, je sèche lamentablement. Contrairement à elle, je ne fais jamais attention aux détails et indices. Sur la table outre les deux objets sont posés des verres, un thermos, du sucre et quelques objets qui n'ont rien à voir avec l'intrigue puisque c'est notre petit groupe qui boit son café tout en écrivant.


 

J'ai bu mon café, j'ai lu aux copains ce que j'avais écrit et de nouveau me voilà replongée dans le mystère. Il n'y a rien dans le chapeau qui pourrait le différencier d'un autre sinon quelques brins qui se sont usés. Laissons le chapeau puisqu'il ne me dit rien et venons aux lunettes noires. Qui peut se cacher derrière ? Est-ce pour se protéger du soleil ? Impossible, on est au mois de novembre et le soleil se cache derrière le brouillard. J'avance, un pas après l'autre vers la solution finale, à ce train là j'y serai encore ce soir, à me pencher sur cette vulgaire paire de lunettes qui refuse comme le chapeau à me parler. C'est un comble pour moi qui mets en scène des personnages, des animaux ainsi que des objets, les lunettes et le chapeau restent irrémédiablement muets.


 

J'en ai raz la casquette, qui n'est pas de paille, de tout cela alors, je prends le chapeau et le mets sur ma tête, j'enfile les lunettes et je sors incognito du centre. Maintenant que je goûte à la célébrité, que je signe des autographes à tout va avec les paparazzis aux trousses, cela fait du bien d'être enfin cachée grâce au chapeau et aux lunettes et tant pis pour le véritable propriétaire, il n'avait qu'à ne pas les oublier .


 

Publié dans Mes-textes-proses

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