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prose mes textes

Trop bizarre

Publié le par Aimela

Pour mon petit atelier d'écriture de mon quartier, on avait à choisir des phrases. Parmi celles proposées, j'ai choisi celles ci

C'était bizarre, trop bizarre

Le téléphone a sonné, j'ai répondu et ça a raccroché... Qui c'était ? …


 

Trop bizarre


 

C'était bizarre, trop bizarre. Je suis sûre que j'avais éteins ma lampe de chevet lorsque je suis sortie de ma chambre et là encore elle s'est rallumée. Encore ? Oui encore? pas tous les jours certes mais de temps en temps.

 

Personne n'entre dans ma chambre lorsque j'en sors pas même le chat puisque je ferme la porte, alors qui allume la lampe ? Y aurait-il un fantôme ? Et Qui ? Je fais le tour de toutes mes connaissances décédées qui, un jour, sont entrées chez moi . A part mon père et peut-être un ami, personne n'est jamais venu alors j'élimine les autres à moins que les fantômes, là où ils sont me surveillent et me suivent et qu'en allumant la lampe, ils me font signe qu'ils sont présents. Je n'en sais rien et cela m'angoisse un peu.
 

J'étais en pleine réflexion sur le mystère de la lampe lorsque le téléphone a sonné, j'ai répondu et ça a raccroché... Qui c'était ? Un pas de plus dans le mystère, la lampe, le téléphone, je suis maudite. Qui m'en veut à ce point ? A part ma belle mère mais celle ci est morte, je ne vois pas qui me déteste à ce point.

 

Pas d'amant, pas de concurrence, pas de cambriolages ou d'autres faits dont on pourrait me faire chanter. Entre nous, je ne leur conseille pas car je chante faux. Déjà qu'il pleut énormément en ce moment, là avec moi, c'est sûr qu'ils seraient noyés.
 

Je réfléchis, je réfléchis et soudain la lumière se fait dans la tête : l'effet lampe de chevet peut-être, va savoir... l'idée d'un coup, que c'est tout simplement des personnes payées au lance-pierre sur des plate-formes au bout du monde pour s'informer aux quels moments, je suis chez moi et ainsi me vendre des assurances, des objets hétéroclites dont je n'ai que faire. Il se pourrait même que ce soient des arnaqueurs qui me font croire que j'ai gagné un lot à une loterie.

Pour ne plus être emmerder par ces intrus sonores, maintenant, lorsque cela sonne, je regarde le numéro sur le cadran et lorsque je ne connais pas, je décroche dès la première sonnerie et raccroche aussitôt sans un mot. Silence ! Je veux le silence bordel.

 

Publié dans prose mes textes

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des gazouillis au tintamarre de la ville

Publié le par Aimela

Pour mon petit atelier de quartier  on avait  à écrire sur les sons 

Caen

Des gazouillis au tintamarre de la ville 

 

 

Mon père était menuisier charpentier et lorsqu'il nous amenait , enfin, il l'a fait une ou deux fois, ce n'était pas pour écouter les gazouillis des oiseaux mais pour nous apprendre le nom des arbres . Je dois l'avouer, j'ai tout oublié depuis. La forêt me rappelle mon père mais à part cela, je n'ai aucun ressenti, aucun sentiment, je suis indifférente . J'aime bien la forêt mais sans plus, je n'y vivrai pas plus d'une journée tout comme à la campagne où j'ai vécu plus de trente ans . Je n'y retournerai pas, trop de mauvais souvenirs. Je préfère la ville enfin ma bonne ville de Caen ni trop petite, ni trop grande, en plus je suis pas au centre alors je bénéficie quand même de la « campagne »

 

Quelle cacophonie au centre, les marteaux piqueurs tapent et piquent. Les voitures klaxonnent et râlent après les marteaux piqueurs. Le train sort de la gare en criant mort aux vaches, mort aux … Cela suffit répond le bus. Les enfants dans la cour d'école crient à qui mieux, mieux pendant que les adultes bien ou mal intentionnés se racontent les derniers cancans. Au loin, une cloche demande le silence mais personne n'écoute.  Un  joyeux tintamarre se fait entendre ! Lorsque soudain le pimpon de l'ambulance , pimpon, pimpon vient ramasser un marteau piqueur écrasé par le tramway qui stoppe net ses élucubrations.

Les bruits se sont tus par respect pour le marteau piqueur, les enfants sont rentrés en classe, les commères, allégées de leurs cancans se sont dispersées , les klaxons sont vidés de jus, le train parti n'injurie plus les forces de l'ordre. Fâchée, la cloche n'émet plus de sons et il reste moi sur le bord du trottoir qui apprivoise le silence. Le silence ? Non, les oiseaux se sont remis à piailler.

 

Le monde n'existe pas sans un bruit quel qu’il soit.

 

Publié dans prose mes textes

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Sortir de l'enfer

Publié le par Aimela

Pour mon petit atelier d'écriture  du 16 décembre 2023, une image

 

Sortir de l'enfer

 

 

Un homme en anorak que l'on voit de dos, il tient dans sa main droite, un sac, un autre est pendu à son épaule. Où va t-il ? Reviens t-il de faire des courses ? Non, cet homme est un sans domicile fixe et dans ses sacs les seuls biens qui lui restent.

 

Nous sommes au vingt et une siècle et malgré les promesses du psychopathe en chef qui promettait qu'il n'y en aurait plus en France, c'est le contraire. On se croirait dans les romans d'Hugo et de Zola à la différence que c'est pire car il n'y a plus de solidarité , c'est chacun pour soi. Certes, il y a des associations et de bonnes âmes mais c'est si peu et la pauvreté augmente et pour tout le monde. Des petites entreprises, des commerces ferment à cause des prix du gaz et de l'électricité qui flambent. Des pauvres qui sont de plus en plus pauvres et certains même se suicident, d'autres deviennent sans domicile fixe. Certes certains s'en sortent encore mais pour combien de temps ?

 

Ce monde est infesté de pourritures immondes qui se croient au dessus de tout mais s'ils savaient que la roue tourne et que le boomerang les touchera un jour, ils changeraient peut-être de stratégie. Pour l'instant, ils rient de la détresse des gueux dont je fais partie mais un jour, ils seront jugés et en prison jusqu'à la fin de leur jour en espérant que la justice fonctionnera mieux qu'aujourd'hui.

 

Il y a bien des solutions pour nous sortir de l'enfer. Pour commencer, essayons, à défaut d'amour, de nous respecter et nous entendre pour créer des réseaux locaux. J'en vois chaque jour qui s'en forment . Des réseaux pour faire l'école aux enfants, d'autres pour soigner ou pour des distributions de nourriture. Il y a des personnes qui quittent la ville pour s'installer à la campagne et ainsi vivre sainement de leurs produits. J'ai même vu un petit groupe de personnes âgées se rassembler dans une maison commune pour éviter les mouroirs.

 

En ville, il y a des jardins au bas des immeubles pour se réapproprier les lieux et surtout échanger entre voisins , chose disparue depuis longtemps. Il y a tant de choses que l'on peut faire pour niquer l'holigarchie et les mondialistes.

 

Résistance, résistance, je suis dedans à mon petit niveau, une petite goutte dans l'océan mais ajoutée aux autres gouttes, on pourra rebâtir la société afin qu'elle soit acceptable pour tous.

 

Vaste programme mais c'est indispensable car sinon, les psychopathes auront notre peau.

 

 

 

 

 

 

Publié dans prose mes textes

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