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Au café des acteurs

Publié le par Aimela

A. Fresco

Pour miletune et c'est  aussi une suite à "Dans la famille"

Au café des acteurs

Au café des acteurs, Ludovic attend son âme sœur, c'est certain, elle viendra , ils sont en osmose tous les deux.
 

Ludovic est comédien, enfin, il le croit. Il court sans relâche les cachets pour survivre et jusqu'à aujourd'hui, il n'a fait que quelques apparitions. Lorsque l'on dit apparition, c'est juste une ombre qui passe dans des téléfilms .
 

Cela fait trois heures que Ludovic attend et toujours personne à l'horizon. Cigarettes après cigarettes, il repense à son passé .
 

Enfant, Ludo, faisait des crises de somnambulisme, c'est sa grand mère qui le lui a dit . Cela a commencé lorsque sa mère l'a abandonné. Après ce fut des moqueries à ne plus finir à l'école et  au lycée, il a quand même réussi à avoir son bac d'électricien mais sans travail, il a enchaîne les missions dans des boîtes d'intérims jusqu'au jour où il s'est retrouvé à l’hôpital psychiatrique pour délires . Le verdict est tombé : schizophrénie a dit les médecins mais ça, Ludo ne le croit pas, c'est un complot pour l'empêcher de retrouver son âme sœur, la si jolie comédienne apparue chez lui une des nombreuses nuits où il ne dormait plus.
 

A la sortie de l’hôpital, Ludo a pris une décision, il sera comédien et il retrouvera sa bien aimée c'est comme cela qu'il se retrouve au bar des acteurs avec le fol espoir d'atteindre le bonheur.
 

Cela fait six heures que Ludo attend, il est mal. Il invective les passants , hurle au complot des religieux et des politiques contre lui. Les pompiers arrivent, saisissent Ludo, il se laisse emmener …

 

Publié dans Mes-textes-proses

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Comme vous Liu

Publié le par Aimela

Pour miletune

 

 

Comme vous Liu
 
J'aimerais, comme vous Liu, me fondre dans le décor d'un théâtre. Voir sans être vue, sentir toutes les émotions des lieux sans que personne ne s'aperçoive de quoi ce soit.
 
 
Je hanterais la bâtisse tel un fantôme. J'installerais une méridienne dans les coulisses pour me reposer, quoique, un fantôme n'en a pas besoin puisqu'il est mort mais sait-on jamais, personne n'est revenu pour nous dire si on dort au paradis.
J'assisterais à toutes les représentations sans payer, ce serait le pied vu le prix des places. Je m'assoirais sur les beaux fauteuils rouges. Peut-être que quelques fois des spectateurs tomberaient sur moi mais qu'importe, je m'envolerais sous les plafonds décorés par je ne sais quel peintre à la mode.
 
J'aimerais tant vivre cette vie, loin des vicissitudes du quotidien qui me font mal seulement, je ne suis pas encore décédée et pour différentes raisons, je ne me fouterai pas en l'air pour un rêve inaccessible.
 

Publié dans Mes-textes-proses

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Camille Claudel

Publié le par Aimela

Une fois n'est pas coutume, je  ne vous parlerai pas de peinture dans cet article mais de sculpture et surtout d'une grande artiste qu'était Camille Claudel dont j'ai pu admirer  quelques œuvres il y a quelques années . J'ai fait des recherches et vous mets ici sa biographie que j'ai trouvé sur Wikipédia . J'ai  trouvé un lien : ici   pour les personnes intéressées

Camille Claudel à 20 ans




 

Camille Claudel est née à Fère-en-Tardenois (Aisne) le 8 décembre 1864, de Louis-Prosper Claudel, fonctionnaire des impôts, et de Louise-Athanaïse Cerveaux, fille du médecin et nièce du prêtre du village.

 

Par la suite, le couple s'installe à Villeneuve-sur-Fère, petit village à quelques kilomètres de Fère-en-Tardenois, Camille y passe son enfance entourée de sa sœur Louise, née en février 1866 et de son jeune frère Paul, né en août 1868. La famille Claudel s'installera ensuite pour trois années à Nogent-sur-Seine, de 1876 à 1879. Camille y fera ses premiers pas d'artiste. Là, elle rencontrera le sculpteur Alfred Boucher qui lui fera prendre conscience de ses dons.

 

 

En effet, depuis l'enfance, Camille est passionnée par la sculpture et s'initie sur de la glaise. Appuyée constamment par son père qui prend conseil auprès d'Alfred Boucher, Camille doit affronter la très forte opposition de sa mère, laquelle aura toujours une violente aversion pour cet art qui passionne son aînée. En 1882, alors que les Claudel séjournent à Wassy, Camille persuade sa famille d'emménager à Paris, à l'exception de son père retenu par ses obligations professionnelles. Cela, afin de perfectionner son art auprès des maîtres. Avec son frère Paul, elle habite au 36, boulevard de Port-Royal. Ensuite Camille vit et travaille dans son atelier du 19 quai de Bourbon, dans l'Ile Saint-Louis

 

Elle suit, tout d'abord, des cours à l'Académie Colarossi. Par la suite, elle loue un atelier avec des étudiantes anglaises dont Jessie Lipscomb avec qui elle se liera d'une profonde amitié.

 

Camille a d'abord étudié avec Alfred Boucher. Celui-ci était à Paris pour mettre en place La Ruche, un phalanstère, une communauté d'artistes. Mais lorsqu'il gagne le Prix de Rome et s'installe à la Villa Médicis, il demande à Auguste Rodin de le remplacer pour son cours de sculpture qu'il donne au groupe de jeunes filles. Ainsi Camille et Rodin font connaissance. Très vite, la connivence puis la complicité artistique s'installent; devant la fraicheur de Camille, l'originalité de son talent et sa farouche volonté, Rodin ne résiste pas longtemps ; tel qu'il le dit lui même: « Mademoiselle Claudel est devenue mon praticien le plus extraordinaire, je la consulte en toute chose ». Et à ceux qui la critiquent, Rodin répondra : « Je lui ai montré où trouver de l'or, mais l'or qu'elle trouve est bien à elle ». Camille inspire énormément Rodin, qui modèlera « l'Éternelle idole », « le Baiser » (ils y travaillèrent à deux), ainsi que la monumentale « Porte de l'Enfer »... Suivront également des œuvres comme la Danaïde, Fugit Amor… Tous deux vivront bientôt une passion stimulante mais orageuse dans laquelle s'entremêlera l'art des deux artistes, au point que l'art de Camille est considéré comme celui de Rodin. Camille s'acharne à être reconnue pour ce qu'elle est et veut prouver qu'elle n'a pas copié Rodin. Mais, comme le notera Paul Claudel en parlant de sa sœur : « Ce n'est plus du Rodin ».

 

Délaissée par Rodin, vivant misérablement – faute des commandes d'État exigées par son admirateur enthousiaste Octave Mirbeau, qui proclama à trois reprises son « génie » dans la grande presse –, Camille Claudel s'enferme bientôt dans la solitude et sombre peu à peu. Elle est âgée de quarante-huit ans lorsque son père décède et que sa famille, ne supportant plus ses errements, décide de l'interner en mars 1913 à l'asile de Ville-Evrard. Elle passera les trente dernières années de sa vie à l'asile d'aliénés de Montdevergues, à Montfavet près d'Avignon, où elle fut très malheureuse, sans rien obtenir de ce qu'elle demandait, sans recevoir une seule visite de sa mère ni de sa sœur, mais seulement de son frère Paul qui venait la voir une fois par an. Elle meurt le 19 octobre 1943 . Elle est inhumée quelques jours plus tard au cimetière de Montfavet devant le personnel de l'hôpital.

L'Âge Mûr au musée d'Orsay et au Musée Rodin (plâtres et bronzes)

 

 

 

La valse

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