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La panne

Publié le par Aimela

La panne



Un après-midi d'hiver, il fait froid, le vent souffle à fendre les âmes désespérées, je suis mieux chez moi avec ma télé, mon ordinateur lorsque d'un coup la nuit tombe d'un coup et tout s’éteint, plus de télé, plus d'ordinateur et surtout plus de lumière, il me faut une lampe de poche...


A tâtons, je frôle les murs lorsque boum ! Ce que je crois être un coin d'un tableau me cogne le front... Aïe, ça fait mal ! Tant bien que mal je m'approche de ce que je pense être un buffet , je fais chou blanc c'est autre chose mais quoi ? Je l'ignore. Dans ce noir, je ne distingue plus rien , la peur et surtout la colère commencent à monter, il me faut quelque chose et vite sinon, je ne réponds plus de rien. Après les erreurs, les coups partout sur le corps, je parviens enfin à trouver une torche, j'appuie sur le bouton et merde, pas de pile . Où sont les bougies ? Est-ce que j'en ai ? Oui, j'en ai acheté pour une soirée romantique où je dînais seule car mon compagnon m'a laissé tombé par message sur mon portable...


Voyons voir où elles sont... Je refais le parcours du combattant à l'envers avec un peu moins de galères , mes yeux commencent à s'habituer à l'obscurité. Les bougies et les allumettes trouvées, j'en allume une et me rend avec sa petite lueur dans la salle lorsque dans le couloir, une voix m'interpelle. Sous la frayeur, la bougie tombe et s'éteint.


- Qui est là ?
- C'est moi
- Qui toi ?
- Ton fils quoi, tu ne me reconnais pas ?
- Comment veux tu ? Je ne vois rien et puis d’abord comment as tu fait pour entrer ?
- Ben j'ai un double de tes clefs
- Ah oui ! Les clefs mais tu es fou de me donner des frayeurs en pleine nuit.
- Mais maman, il ne fait pas nuit, c'est juste une panne chez toi car ailleurs, cela fonctionne et comme je suis là, je peux t'aider.
- Tu penses que je suis idiote peut-être et que je ne sais pas changer les plombs ? Je l'ai fait bien avant que tu naisses.
- Ne te fâche pas mais j'irai plus vite... Montre moi ton tableau.
- Ok ! Tiens le voilà. Te faut-il une bougie ?
- T'es folle ou quoi ? Tu veux que je crame mes derniers cheveux ? Une lampe de poche me conviendrait...
- Désolée... J'en ai une mais il n'y a plus de pile.

Publié dans Mes-textes-proses

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Je suis faite … ainsi

Publié le par Aimela

  Pour les croqueurs de mots

Proposition proposée par Martine

 

Ecrire un poème qui débute comme un des poèmes de Prévert par "je suis comme je suis" 

 

Grosse Dame

grosse dame ( Harry potter)

 

Je suis faite …ainsi

D'après " Je suis comme je suis " de Jacques Prévert - Paroles (1946)

 

*Je suis comme je suis

Je suis faite comme ça*

Libre et indépendante

Je refuse toute contrainte

Quelque fois coléreuse

Je travaille à changer

Le naturel revient

 

Je suis comme je suis

Je suis faite comme ça

Petite et plutôt ronde

Je refuse les régimes

Je reste très naturelle

 

*je suis faite pour plaire

Et n'y puis rien changer*

Pourquoi vouloir le faire

Ça me plaît d'être ainsi

Pleine de malices je pique

Attachante à souhait

Je me détache très vite

Envoute tous mes amis

Mais surtout pas les hommes

 

*Je suis comme je suis

Je plais à qui je plais*

Mes amis ma famille

Mes enfants pourquoi pas

Mais de loin de très loin

Mes p'tits enfants m'ignorent

Quand au reste du monde

Je m'en moque complètement


 

Publié dans Mes- Poèmes-et-slams

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Peut-être...

Publié le par Aimela

Peut-être...

Pour miletune

Peut-être

Ce n'est pas possible Catherine que tu ais autant de papillons autour de toi. Qu'as tu mis dans tes cheveux pour qu'ils te suivent à la trace ? J'ai eu beau me promener à la campagne, jamais un insecte me poursuivait. Il est vrai que ma chevelure est courte et bien lissée contrairement à ton tas de foin sur la tête.

J'aimerai moi aussi qu'il y ait deux ou trois papillons qui s’essayent à une scénographie de ballet, j'aurai ainsi l'impression que le printemps est tout proche et puis non, je ne veux pas de printemps. Je le déteste, il me mets les nerfs à l'envers, le nez en fontaine, et les jambes en coton.

Catherine, garde tes papillons moi je vais attendre l'été bien tranquillement, bien au chaud près de la cheminée . Peut-être, oui peut-être qu'un papillon osera entrer et se poser sur mon livre d'images il pourra ainsi faire ta connaissance. Si c'est le cas, ne le laisse pas t'approcher car sinon...Il se prendra lui aussi dans tes broussailles.

Publié dans Mes-textes-proses

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